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ment .propice. Les Zurichois, de beaucoup inférieurs ennombre, furent battus, leurs chefs tués et, parmi ces der-niers, le belliqueux Zwingli.
Le même jour, Berne, qui avait été prévenue trop tard,déclara la guerre aux cinq cantons. Mille hommes occupè-rent le Brünig et les passages du Valais; l’armée princi-pale, forte de 6000 combattants commandés par Sébastiende Diesbach, alla rejoindre les Zurichois. Mais la désunionse mit dans les rangs des réformés, qui essuyèrent unehonteuse défaite au Zugerberg; là-dessus, le mauvais tempsse mit de la partie, on perdit confiance en Sébastien deDiesbach, bref, l’armée se débanda et l’on regagna sesfoyers. Zurich, puis Berne, conclurent la paix dans le courantde Novembre : les deux villes durent renoncer à leur allianceséparée et payer les frais de guerre, mais purent conser-ver leur foi; en revanche, le catholicisme fut réintroduitdans les baillages communs.
Le gouvernement bernois, qui était resté en lutte avecses sujets de la campagne, s’entendit enfin avec eux; lesconditions de l’arrangement furent arrêtées dans un contratqu’on connaît sous le nom de Kappelerbrief.
Favorisée par Berne, la Itéforme fit aussi des progrèsdans la Suisse occidentale d’aujourd’hui, où prêcha GuillaumeFarel. Le Pays de Vaud n’y resta pas inaccessible, et, d’ail-leurs, il allait attirer tout particulièrement l’attention desBernois.
IV. La conquête du Pays de Vaud.
Le Pays de Vaud comprenait, après la dissolution duroyaume de Bourgogne dont il avait fait partie, une quan-tité de seigneuries et de municipalités qui avaient dû sesoumettre à la Savoie. Les comtes, puis ducs, de Savoieeussent volontiers étendu leur domination sur tout le bassin