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Histoire de Berne 1191 à 1891 : écrite en commémoration du sept centième anniversaire de la fondation de la ville de Berne / par W. Frédéric de Mulinen ; [traduit de l'allemand par Virgile Rossel]
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portants, Leuenberger jugea à propos daccepter larrange-ment qui lui était offert ; les paysans devaient rendre toutce quils avaient confisqué, contre une indemnité de 50,000livres.-dessus, le traité fut conclu le 24 Mai, au Murifeld.Mais, le lendemain déjà, Leuenberger revenait avec de nou-velles exigences. Le gouvernement fit encore une fois despropositions de paix et déclara que si elles naboutissaientpas, il passerrait aux moyens violents. Une bonne nouvellelui vint de lOuest. Le bailli de Laupen, Jean-Jacques Dur-heim, obtint par ruse le passage des Yaudois à Gfumminen.Il fit croire aux paysans qui gardaient cet endroit queLeuenberger avait passé au catholicisme avec toute sonarmée ; aussitôt ils se dispersèrent. Ceux qui assiégeaientAarberg ayant eu vent de la chose senfuirent aussi. Decette façon, les troupes de Cerlier et de Neuchâtel purentêtre dirigées sur Berne.

Leuenberger fut informé de ces événements. Il acceptadonc la paix du Murifeld et se retira. Mais lorsquon apprità Berne quil se dirigeait sur lArgovie, on exigea quil seprésentât à Konolfingen pour y faire sa soumission et pourcontenir ses gens qui, à ce que lon croyait, marchaient surLucerne. Il ne se laissa pas détourner de son projet.

Sur ces entrefaites, les Confédérés avaient rassembléune armée en Argovie et lavaient placée sous les ordresdu Zurichois Conrad Werdmüller. Les paysans lattaquèrentà Wohlenschwyl dans le voisinage de Mellingen, avec desforces bien supérieures, mais sans obtenir davantages dé-cisifs. Vers le soir, Werdmüller leur accorda un armisticequi devait durer jusquau matin. Les Confédérés en profi-taient pour se livrer au repos, lorsque Schybi conseilla deles surprendre dans leur sommeil. Leuenberger ne voulutpas tremper dans cette trahision. Le lendemain, Werdmülleret les paysans parvinrent à sentendre.