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Histoire de Berne 1191 à 1891 : écrite en commémoration du sept centième anniversaire de la fondation de la ville de Berne / par W. Frédéric de Mulinen ; [traduit de l'allemand par Virgile Rossel]
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ment étaient soumises à larbitrage des treize cantons. Cesouvertures furent repoussées. Le lendemain, les Bernois sor-tirent de la ville, cernèrent les émeutiers et leur firentposer les armes. Lémeute était réprimée. Cheneaux eut unetriste fin : il fut assassiné par deux de ses affidés ; puis,pour inspirer une salutaire terreur, son corps, livré aubourreau, fut écartelé et sa tête plantée sur la tour de laporte de Romont.

Le gouvernement fribourgeois, sur les conseils éner-giques des représentants de Berne, Soleure et Lucerne, pro-clama lamnistie et concéda au peuple la faculté dexposerses griefs, quitte à nen presque jamais tenir compte.Cest lannée suivante seulement, de nouveaux troubles ayantéclaté, quil fit quelques concessions.

VI. Affaires intérieures.

Ce nest quau dix-huitième siècle que Berne entra enpossession du village voisin de Kônitz, dont elle avait dé-pendu autrefois en matière ecclésiastique. La ville avaitbien, après la Réformation, sécularisé Kônitz et Soumiswaldqui appartenaient à lOrdre teutonique, mais elle avaitles restituer ; elle ne les acheta que longtemps après et lesérigea en baillages, Sumiswald en 1701, Kônitz en 1732. Uneautre acquisition fut celle de la baronie dAubonne près deMorges (1701), qui avait été la propriété du marquis deQuesne, et de Castelen (1732) que vendirent les descendantsdes filles du général dErlach.

Le territoire bernois dalors comprenait ainsi : lan-cien canton actuel, le Pays de Yaud et la Basse-Argovie ;on possédait en commun, avec Fribourg, les baillages deGrandson, Orbe, Echallens, Morat et Schwarzenbourg, avecZurich et Glaris, Baden et le Freiamt inférieur, avec les