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Histoire de Berne 1191 à 1891 : écrite en commémoration du sept centième anniversaire de la fondation de la ville de Berne / par W. Frédéric de Mulinen ; [traduit de l'allemand par Virgile Rossel]
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à un coup dEtat pour se maintenir. Mais le contraire dece quil espérait arriva ; il fut chassé du Directoire et forcéde quitter la Suisse.

Qui sait notre pays aurait été conduit par la dis-corde, les intrigues des partis, les déficits, si la France,auteur de la Révolution, ou plutôt son tout-puissant premierConsul, Napoléon Bonaparte nétait intervenu pourmettre fin à lanarchie ? Bonaparte reconnut bien lindépen-dance de la Suisse dans le traité de Lunéville, mais ajouta,dans un article secret, la clause quil empêcherait les Suissesde se donner une Constitution qui pourrait être un sujetdinquiétude pour leurs voisins. Aussi repoussa-t-il le projetde. Constitution des unitaires Glayre, Rengger et Stapfer,qui, entre autres, admettait lArgovie et le Pays de Yaudau rang de cantons. Cependant une bonne partie de laSuisse n'était pas satisfaite de la marche actuelle deschoses; on rassembla même dans le Pays de Vaud 20,000signatures au bas dune pétition demandant que Berne con-servât ses droits sur ce pays.

Bonaparte fit alors son projet de Malmaison, conçu dansun sens beaucoup plus fédéraliste. Il partageait aussi Berne :les autres cantons, à ce quil disait, sétaient plaints sou-vent et avec raison de sa suprématie. Plus dun projet deConstitution vit encore le jour ; la discorde éclata dans lescercles dirigeants, jusquà ce que la deuxième Constitutionhelvétique, moins unitaire que la précédente, eût été sou-mise au peuple et quon leût déclarée acceptée, bien quilleût repoussée. Immédiatement après, Napoléon retira lestroupes françaises du territoire suisse. Ses adversaires re-prirent courage. Les cantons de la Suisse primitive ré-tablirent les landsijemeinden, pour préluder au retour à lan-cienne Constitution. A Zurich, les amis de lordre de chosesantérieur étaient aussi à la tête des affaires. Linsurrection