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,) en Allemagne z il seroic très-facile de s’en procurer par leur moyen z car ils vendent» leurs filles qui font ordinairement très-belles (i).
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.»4 3 0 . Da n s la Russie 8c à Astrakan, d’où on apporte beaucoup de belles pelleteries.
» 4 0 . Dans la Géorgie . Tout ce qu on fait de ce pays, c est que les habitans en font„ très-honnêtes, 8c que l'on y trouve en abondance de la foie, de belle laine, toutes» fortes de cuirs.
» Chez tous les peuples, ainsi qu’en Krimée , on peut placer les marchandises» suivantes, 8c même quelques autres : des pelleteries, des draps, du velours, des étoffes» d’or 8c d'argent, des damas, des satins, des étoffes de foie 8c de laine, des toiles,« des mousselines, du tombac en nature 8c travaillé, des teintures, fur-toutdela cochenille» & de l’indigo, de l'aloes, du bois de Brésil 8c de campêche, de la gomme laque, du» riz, du sucre, du café , du tabac à fumer, du coton filé 8c non filé, de l'anis, du» soufre , de l’opium , du mastic , de la salsepareille, des parfums communs, du papier,» des fruits secs, des épiceries, de l'étain, du fer, de l’acier, toutes fortes d’ouvrages de„ fer, du vif-argent, 8c des marchandises de Nuremberg .
» Les marchandises que l’on tire de la Krimée , consistent en cire, beurre, peaux» d'agneaux , 8c autres fourrures ; cuirs, marroquins, chevaux, bois de construction'> esclaves , à «.
Il est probable que la Russie tirera de la Krimée le plus grand parti , attenduquelle est susceptible d'une heureuse fertilité. C’est un débouché pour les richesproductions des Gouvernemens d’Astrakan 8c d’Orenbourg ; la France en tire déjabeaucoup de cuivre.
Les Russes ont fait sauter en 1784 'les rochers qui embarraffoient le Dnèpre ouBoristhènes , de forte qu actuellement des vaisseaux de grandeur moyenne peuventdescendre ce fleuve en sûreté pour entrer dans la mer Noire . Ce travail patriotiquecontribuera beaucoup à étendre le commerce.
(1) Les Circastîens font apprendre a leurs filles plusieurs ouvrages de femmes, &: font tout ce quidépend d'eux pour conserver & augmenter leur beauté. Lorfqu’elles ont atteint leur treizième ouquatorzième année , ils les conduisent à Kafa, oìi il se fait un gros commerce d’efclaves. Ils lesy vendent depuis deux mille jufqu’à cinq mille piastres. Les plus belles font envoyées au Serrail àConstantinople , les autres font vendues aux principaux Musulmans qui habitent' les villes les plusconsidérables de la Turquie . Plusieurs marchands Arméniens de Kafa ont épousé des Circassiennes . Cesesclaves ne manquent jamais d’adopter la religion de leurs maîtres. Note de M. Klééman.
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