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ìouangè , sont d’une élégance compara-ble à tout ce que Rome antique a pro-duit de plus parfait dans ce genre. IIavoit été disciple de Maïus, Se il l’é-leve jusqu au ciel. ; non pour les leçonsqu il lui avoir données , mais' pour fasagacité à interpréter les Songes, 8c lavérité des oracles qu’il rendoit. Enfin ille met aû-deísus de tous les anciens Au-gures. II est vrai qu’il ne faut considérerSannazar, en cette occasion , que com-me un Poète qui cède â la chaleur dela plus belle imagination , & qui n’exigepas fans doute, que l’on croie tout cequ’il avance, quoique l’intérêt le pluscher, la passion même, semblent l’infpirer.
Peu après Conrad Wimpina , Philo-sophe Se Théologien célébré en Alle-magne , Sc grand- Antagoniste de Lu-
tresse : ce qui est tout à-fait dans l’usage an-tique , Sc ce que Maïus n’a certainement ja-mais pfefcrit, à moins qu’ì! ne prétendît re-nouvelles toutes les absurdités du Paganisme ,oe qu’on ne lui a jamais reproché. Le JésuiteDelvio n’auroitpas échappé ce fait, lui qui aparlé très-durement de Maïus , qu’il dit s’êtredégradé 8c comme gentilhomme Sc commesçavant, en exerçant une profession aussi ab~ssirds.