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[Volume I.]
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SUR LES CEREMONIES DES JUIFS &c, 127

z, cture) ou il éleve fâ voix d une maniefe a faire peur aux fèmmès & aux en-j, fans. Il tâche de réveiller par Iâ ceux qui dorment, ou (plutôt il tâche) de„ marquer íà joie. Il est obligé de lire íàns respirer les noms des dix enfans3 , d ’Haman. Loríqu’on prononce le nom de ce persécuteur , il se fàit dans les

„ Synagogues un fort grand bruit.En quelques Lieux on grave le nom

„ â’Haman fur une pierre (ou fur du bois), Sc dans le moment qu’on lit ce nom,„ on frape (avec force) contre une autre pierre (celle où l'on a gravé ce nom) -„ en criant, que le nom du méchant-pourrisse & soit effacé. On finit (ces Actes„ de piété), par des malédictions contre Haman Sc contre sa femme, par des3 , bénédictions pour Mardochée Sc pour Esther , Sc par des louanges (que l’on„ donne) â Dieu qui a conservé son Peuple. Ou sort (ensuite) de la Synagogue„ pour aller se mettre â table, Sc l’on y revient le (lendemain au) matin , pour

>, entendre encore une fois l’Histoire d’Estlier.après laqtielle commence

s, une débauche si grande Sc si générale, qu’on a confondu (autrefois) cette Fê-3, te avec les Bacchanales des Paiens. " Voilà la Description de cette Fête , tiréemot pour mot (a) de M. Bajnage , à quelques petites rectifications près.

La joie est si fort annexée à ces Purim , qu’il n’est point de bon T uif qui nedonne alors l'effor à íà belle humeur. On croiroit qu’il faut faire d'étranges ef-forts pour pafíèr preíqu’en un moment d’une pénitence austere à des réjouissan-ces qui ne gardent aucunes réglés , ou pour franchir tout à coup de celles-ci àcelle - là. Point du tout. Ces extrémités íè touchent. Les deux caractères queles hommes prennent en ces occasions nous permettront dc les comparer à unelame d’acier fort souple. Elle plie íàns peine Sc fe remet ensuite fort vite dansson premier sens.

Il y a des prières & des bénédictions particulières pour ce jour-lâ, de mêmeque pour les autres solemnités des Juifs.

Les dix noms des fils d’Haman font écrits d’une maniéré fort singulière dans la(l) Meghillah. On les arrange presque comme ( c) des pendus â un gibet*

Le s JEUNES ordonnés par la SYNAGOGUE. . J

Léon de Modene a traité {d) des Jeûnes commandés. Celui du 17. de Ta*muz, qui répond au mois de Juin a plusieurs causes. Les Tables de la Loi brisées,l’Idolatrie du veau dor, la cessation du Sacrifice qui devoir fè faire tous les jours,le Temple prophané par l’Idolatrie de Manajsé sont alors une partie des sujets deleur afliction.

Le jeûne qu’ils folemniíènt à cause de la destruction des deux Temples esttres remarquable. Le repas qui le precede doit fe faire avec beaucoup de sobrié-té Sc de modestie. Un seul mets composera le service à la table de ceux quipleurent sincèrement la froisure de Jérusalem. On y negligera tout ce qui flat-te le goût Sc la vanité. On mangera peu & l’on boira encore moins. Les Ahlemans mangent alors ( e) des legumes Sc des œufs, parce qu’ils y voient l’ima-ge du deuil Sc de la tristesse. Autrefois on fè contentoit de pain sec qu’ontrempoit dans l'eau , après y avoir ajouté un peu de sol. Ce triste repas fè pre-Tom . L C c noix

U) Histoire des Juifs. L. c. Ch. 17.

(s) C est le nom que les Juifs donnent au Volume d ’Eflher*

(c) V. Buxtorf. Syn. Jud. Cap. 29. . r .

(d) Voies la premiere Disert. Ch. 8. 3. Partie.

(0 Syn. Jud. Cap. 30.