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[Volume I.]
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ioo'SUITE DE LA DISSERT. SUR LES CEREM.

tion de la même façon que les autres : il fait la priere de l’absolution, à quoîle Chœur répond Amen : il prononce le Requiem , & la Musique dit Requiescantin face , s’il y a plusieurs défunts a absoudre.

Le Ceremoniel ajoute que ces quatre ou cinq absoutes ne so pratiquent quedans les premieres funérailles d un défunt. On n’en fait qu’une aux (a) anniver-saires, & aux {b) neuvaines.

(c) Loríquil n’y a point de represontation , les Acolytes étendent un drapnoir devant le millieu de l’Autel : le Célébrant, qui a à fes côtés 3 le Thuri-féraire ôc le Ministre de l’Eau benite , íè tourne vers ce drap , & prenantl’Aípersoir de la main du premier Diacre, asperge trois fois le drap , aprèsquoi il encense a trois reprises ce même drap.

Lorsque le Pape & íès Cardinaux astìstent aux Messes des Morts à Rome , leursEminences sont en violet, le Cardinal, qui est grand Pénitencier, chante laMeíso. Sa Sainteté soûle est encensée a l’Offertoire. Le Pape chante l’Oraisondes morts sor le (d) Catafalque. Le premier Cardinal Prêtre donne l’Aípersoir& l’Encens à S. S. Leurs Eminences ne vont pas rendre l’obedience au Chef del’Egliso. Après la Meíso les Cardinaux ramènent S. S. & vont à S. Pierre faireleurs dévotions devant le S. Sacrement. De là le Sacré College va visiter le Tom-beau des Papes &c y récité quelques prières pour l’amour deux. (e)

Nous renvoions plusieurs remarques aux Cérémonies qui précédent ou ac-compagnent les funérailles.

La DEVOTION de la CROIX &c.

Nous plaçons après les Cérémonies de la Messe la dévotion de la Croix quiest d’un uíàge indispensable dans toutes les Cérémonies de la Religion Chrétienne.Nous avons déja parlé de l’uíàge de porter la Croix devant le Pape.

On

(<*) Les anciens Grecs convaincus par la tradition & par la raison, quel’homme ne's’aneantit point tout en-tier dans le tombeau, mais que la partie la plus noble de lui même évite la corruption de la matière , célé-braient annuellement la mémoire de leurs Héros , & cette solemnité étoit pratiquée autour des tombeaux deces morts illustres. Dés les.premiers Siécles les Chrétiens imitèrent cet exemple, que l’on a porté beaucoupplus loin dans la fuite. Toutes les Institutions humaines ont une origine pure & fimple. Les Anniversai-res des Grecs, en conservant la mémoire des morts illustres ,. portoient les vivans à les imiter, afin d’acque-rir comme eux une félicité immortelle. Le but des Anniversaires des Chrétiens étoit d’encourager les hom-mes à pratiquer saintement la Religion, de, montrer que ceux qui sont morts, à Dieu vivent en lui & doi-vent vivre toûjoUrs dans la mémoire de l’Eglise. On décrivoit au Peuple Chrétien la mort du fidelle dontou célébrait l’Anniversaire : on demandoir à Dieu une mort pareille à la sienne ; après quoi l’on donnoit-uneOffrande, qui étoit destinée aux nécessités de l’Eglise. Lorsqu’on se sut persuadé que cette Offrande pour-rait décharger I’ame du défunt de plusieurs pêchés crians, chacun voulut soulager fes morts. Les Peres of-frirent pour leurs enfans, les enfans pour leurs peres, & les femmes pour leurs Maris. Les Prêtres Chrétiensintéressés encouragèrent les bons dévots à ces Offrandes charitables dont ils se trouvoient fort bien, & com-mencèrent alors à prendre des engagemens pour les âmes des fidelles. On prétend que la priere pour les mortsen usage chez les Paiens entra dans l’Eglise à la fin du second Siécle, & l’Histoire nous aprend qu’on priapubliquement pour l’ame de l’Empereur Constantin le grand. Les Auteurs des premiers siécles de l’EgliíÇnous disent aussi, qu’il arrivoit très souvent que des Ames revenoient de l’autre monde implorer en celui-ciI’assistance des vivans. Quelques Protestans croient que les Méfiés pour les Morts ne commencerent qu’aUsixième siécle.

(b) Les Neuvaines Chrétiennes des morts, ont quelque rapport aux Neuvaines du Paganisme. Les Ro-mains pleuraient neuf jours leurs morts, & faisoient pour eux, pendant ce tems-là, des Sacrifices expiatoires& des repas funèbres que l’on appelloit Gem Novendìales. Toute la Cérémonie étoit accompagnée de vœux& de prières pour les morts. On alloit aussi sacrifier aux Manès fur le sépulcre des défunts, & l’on ne dou-toit point que ces pratiques pieuses ne soulageassent beaucoup les âmes. Le Service que l’on faisoit pour lesmorts s’appelloit wferùe; soit qu’il fut l’anniversaire du défunt, ou qu’il suivit immédiatement son trépas.

(c) Baaldry Aíanuale Carem.

(d) Ce que l’on a appellé la représentation.

( e ) Relatione délia Carte di Roma del Lunâdoro» .