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[Volume I.]
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DES CATHOLIQUES ROMAINS. 159

mere qui étoit malade. Sa vocation h‘a point d’exemple pareil. „ En passanta l’Egliss de S. Domiiiiquéj pour lequel elle aVoit toujours eu une vénération„ particulière i elle ss sentit inspirée d y entrer , afin de rendre ses derniers de-„ voirs à l’Image de N. Dame du Rosaire. Elle ne se sut pas plûtôt miss à» genoux, quelle demeura immobile .& comme clouée a terre. . . . Etonnée,» d’un prodige íì surprenant. . . . elle promit a la Sainte Vierge de ss fairesj Religieuss du tiers Ordre de S. Dominique. > . . Dés qu elle eut achevé sea priere, elle fit tout d’un coup Ôc fans nulle peine ce quelle navoit pû faire3 , pendant plusieurs heures ôc avec de grands efforts redoublés. ff En commen-çant une vie nouvelle Ross crut devoir inventer de nouvelles austérités. ElleCe fit trois tours fur les reins avec une grosse draine de fer dont elle setoit don-née long-tems la dissipline, ôc non contente de porter cette douloureuse cein-ture, elle la ferma d’un cadenas ôc jetta la clef dans un puits. Elle fuporta long-tems les douleurs que cette chaîne lui cause ; mais enfin elle fut contrainte dedemander du soulagement, ôc les moiens humains manquant en cette occasion,elle s’adreíse à la Sainte Vierge qui ouvrit tout d’un coup le cadenas, La Bien-heureuse Ross ss trouvant trop bien logée dans la maison de se mere , résolut deíè bâtir une méchante cabane au bout du jardin. Elle y fut bien-tôt aíseilliedune armée de moucherons, ôc comme ils interrompoient se méditation, ellejugea neceíseire de faire la paix avec eux. Voici les conditions du Traité. Ilfut permis aux moucherons de ss mettre à couvert dans la cellule pendant legrand chaud ou le grand froid. Les moucherons s’engagerent de leur côté à ne

Í )lus maltraiter Ross, ôc même a se retirer, loríqu’elle se trouveroit incommodée deeur présence. Peu s’en fallut que la paix ne fut rompue par l’imprudence duneReligieuse qui alloit visiter Ross. Cet endroit curieux doit être lu dans le beauPanégyrique du P. Oliva : mais nous n’oublierons pas de remarquer, que les plusgros arbres du jàrdin inclinoient leurs branches, ôc même leurs troncs, quand■Ross alloit à se cellule.

La MANIERE de se DEVOUER aux

S A I N T S &c.

(a) Autrefois on fe dévouoit aux Saints, & cela fe pratique encore en di-vers Pais Catholiques. A On paioit une tribut annuel au Saint que 1 on cboi-sissoit pour son pltron, & le Vassal s’engageoit souvent pour lui meme & pourtoute 4 postérité , ou du moins pour ses enfans. Mous allons donner 1 abrégéd'nn formulaire de cet engagement spirituel. Il est de l’an 1050.

Au hom de la Sainte Trinité'.

„ Moi Gbiíla née à Gand & de païens libres, convaincue par l’exemple *» par les exhortations des Saints , que l'humilite est la première de toutes;ie*Vertus Chrétiennes, ai pris la résolution de donner un exemple de cette nu-

-- milité en me dévouant de corps Scd’efprit au service de quelqu’un d eux, ann

-, que sous fa protection & avec fon assistance je puisse avoir part a la Miiencorue

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(îì £ e b te Coutume S’introduisit dans le neuvième ou dans le disiéme siécle.

' ) Tiré de la Vie de Sainte Gertrude écrite en Latin par Ryckel & imprimée en 1637.