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[Volume I.]
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64 DISSERTATION SUR LES CEREMONIES

„ mortellement depuis le Baptême. " Celui de I’Eucharistie surpasse tous les au-tres Sacremens en excellence. & n est pas moins nécessaire que le Baptême.

Ces Sacremens sent accompagnes de plusieurs Cérémonies publiques & ío-lemnelles que (a) l’Eglise a jugé a propos de leur joindre , bien qu elles nesoient pas de leur essence, puis qu’ils peuvent subsister sans elles ; mais cepen-dant elles ne peuvent s omettre fans péché , si la nécessité n’y oblige. De làvient que le Concile de Trente a prononce Anatheme contre ceux qui disentque les Ministres des Sacremens peuvent fins péché mépriser ou omettre entie»renient à leur volonté les Cérémonies de l’Eglise reçues, aprouvées & usitéesdans l’administration íolemnelle & publique des Sacremens , ou que le Pasteurparticulier de chaque Eglise les peut changer & en faire de nouvelles. „ Ces-, $) Cérémonies sont, dit-on, connoitre plus distinctement & mettent comme3, devant les yeux les effets que produisent les Sacremens;, & en impriment la3 j sainteté plus fortement dans l’efprit des Fidelles. Elles élèvent 1 esprit'de ceux,, qui les observent exactement . . . à la contemplation des choses les plus éle-j, vées. " Enfin on nous assure quelles excitent & augmentent en eux la foila charité.

On définit le Sacrement du Baptême (c) „ un Sacrement institué par Jésus-33 Christ pour effacer le péché originel & tous ceux qu’on peut avoir com-3 3 mis j pour communiquer aux hommes une renaiíïànce spirituelle & la Grâce„ de Jesus-Christ, & pour les unir á lui comme des membres vivans à leur„ Chef. "

Autrefois il n’y avoir point de tems ni d’age fixe pour le Baptême. On bap-tises tous les jours, on baptiíoit indifféremment en bas âge, on dans un âgeavancé : souvent même on ne baptiíoit qu a l’article de la mort. A 1 égard del’Eau Baptismale ; il paroît que les Apôtres & leurs Diseiples baptiíoient leursNéophytes dans la premiere eau qu’ils rencontroient, ainsi que les Livres sacrésle témoignent. Cette simplicité a cédé peu à peu la place a des usages accom-pagnés de beaucoup de précautions, de formules &c. auxquels la nécessité destems, des abus qu’il falloit ou prévenir, ou réprimer, Tordre qui doit se main-tenir dans l’Eglise, l’autorité des Prêtres & même la dévotion peuvent avoir éga-lement contribué. La simplicité de l’eau des Fleuves & des Rivières n’a gué-res convenu qu’au premier siécle de l’Eglise : dans la fuite on a béni l’eau, ôcpour rendre le Sacrement plus folemnel on a ajouté, encore „ (d) qu’il faut se„ servir, autant qu’il sera possible, de l’Eau Baptismale benie le Samedi Saint de„ la même année, ou le Samedi de la Pentecôte, qu’on doit soigneusementz, garder dans un vase bien net. “ Il est vrai qu’on ajoute dans le même Ri-tuel, que si l’eau qui aura été benie pour servir au Baptême est tellement di-„ minúée qu’il n’y en ait pas suffisamment jusqu a la veille de Piques ou de h33 Pentecôte , on y en pourra mêler d’autre non benie, pourvu que ce soit est,, moindre quantité. "

L’ufage des Baptistères n’est pas moderne, mais il n’est pas non plus aussi an-cien que le croient ceux qui ajoutent foi (e) au'x prétendus Ecrits de S. De-nys l’Areopagite ôc aux Cmjlitutions de S. Clement. Un passage de (f) Bede

{a) Catéchisme du Concile de Trente Sec. Part. §. III.

(b) Catéchisme. Ibid.

(c) Rituel d'yîlet.

(d) Rituel d'jilet.

( e ) Comme Cajalius de Têt. Sacr. Chris. Ritib.

(/) Cité par Casalius.