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[Volume I.]
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DES CATHOLIQUES ROMAINS. 103

funt: après quoi l’on fait un compliment muet aux parens du mort en repas-sant devant eux, comme cela se voir dans la taille douce , & Ion s en re-

tOU Après la Messe pour le défunt, on fait son Oraison funebre: les anciensGreqs ne la prononçoient qu âpres que le corps etoit enterre : mais les Romainsdifféraient beaucoup de cet usage. Avant que de se rendre au bûcher oùl’on devoir brûler le corps, le Convoi faifoit alte à la (a) tribune aux haran-gues : alors le plus proche parent du défunt ou du moins celui qui s’inte-ressoit le plus a fa mémoire mourait à cette tribune & faifoit l’éloge du dé-funt Le Pere louoit son fils, le mari fa femme. Il semble que cette char-ge devoit être rude , en quelque façon qu’on l’envifage , & soit que le deuilfut reel ou apparent. Ne paraît il pas plus naturel qu’un Ecclésiastique secharte de ce devoir, ainsi que 1 usage l’a établi parmi nous ? Les Espa-gnol, a ce que rapporte la Mothe le Vaier , (b) ne font jamais dOraiíòn sii-

” C Quelquefois on fait les funérailles en un tems auquel on ne peut dire la Mes-se- ^[ors la Cérémonie est beaucoup plus simple & ne consiste qu’en l’aípersion&' l’encensement du corps par un Prêtre revêtu d’un pluvial noir , & accom-pagné de deux Clercs, Pun qui porte la Croix / l’autre qui porte 1 aíperíoir &

lenceissom^ens ^^às observoient a l’égard de leurs morts deux prati-ques assés remarquables: la premiere, (c) de mettre de la verdure fous leur tê-te* ufa^e que Durant recommande en ces termes dans son Rational. „ Que l’onmette dans le cercueil sous le mort du lierre & du laurier: car ces plantes” toujours vertes signifient que ceux qui meurent en Christ vivent éternelle-” ment cn lui. " L’autre usage qu’ils observoient & qui paraît tenir de la su-perstition , (d) c étoit de ne pas mettre les morts les uns sor les autres. La cho-se parut même assés serieuse pour qu un Concile de Maçon donnât un regle-ment tendant à faire observer cette pratique. Remarquons aussi que dans les pre-miers siécles du Christianisme, on ensevelissoit les vierges avec des Couronnes& des fleurs sor la tête , qu’on ensevelissoit les Grands d u Monde & les Ec-clésiastiques avec les marques de leurs Dignités, & les Martyrs avec les instru-

mens qui a voient servi a leur Martyre.

Tous ces honneurs funèbres dont nous venons de parler sont suivis d une retnbu-tien pour le Curé: M le gratis tfest que pour les pauvres, d qui, bien loin de riendemander, le Curé doit fournir les Cierges & rout ce qui est nécessaire a la sépulture.L’usave de la rétribution donnée pour faire enterrer les morts etoit ausli établichezîes anciens Greqs. On lit dans un de leurs Auteurs (/) que l’on paipitpourchaque mort à la Prêtresse de Minerve à Athènes deux mesures de grain & uneobole N’oublions pas la coutume assés burlesque de mettre dans la bouche du mortune piéce dament pour paier le passage au Batelier des Enfers. Il ya beau-coup d’apparence que cet argent passoit dans les mains des Prêtres, ou tout aumoins de ceux qui prenoient foin des Cérémonies funèbres. Un autre ulage

remarquable des anciens, & qui est établi dans la plus grande partie des Pais1 c.r. ± Chre-

. 0 ») C’efi: l’endroit appelle Rosira. /

(f) Lettre 137. To . 2. de les Oeuvres in folio.

(c) Casalias de Vet. Christ. Ritib.

(d) Voies l’uíâge des Juifs en cette occasion Tome premier prem. part. page 148.

.. ff) Ira Mothe le Vaier rapporte „ que Galeas Duc de Milan fit enterrer tout vif un Prêtre avec le corpss> d’un trépassé qu’il n’avoit pas voulu mettre en terre fans argent. Lettre 137. To. í. de ses Oeuvres.

(f) Arìfìot. L. 2. Oecommic.