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[Volume I.]
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io8 DISSERTATION SUR LES CEREMONIES

d’Alexandrie montroient, a ce qu’on assure, les Reliques d’Alexandre le Granddans une chasse de verre , ôc qui seit si nous ne devons pas a ces peuples l'u-sege moderne des chasses de cette forte ? Il est vrai qu’en fait d’inven'tions re-ligieuses l’esprit humain n a pas besoin qu’on lui fournisse des modèles. Ceux quifont uniquement profession de servir Dieu par des pratiques exterieures ont tou-jours des ressources aussi ingénieuses qu’abondantes. Ils s en aplaudissent, ôc c estplutôt par cette elpece de service que par la pratique exacte des devoirs de l’hom-me, quìls croient attirer fur eux les bénédictions de Dieu &: la protection desSaints. Nous allons conclurre par quelques remarques fur les íëpulchres.

Tous les Peuples íë font généralement accordés a respecter ce dernier logisdes nivans , s'il est permis de s’exprimer de la forte. On tenoit pour infâmes ôcfacrileges ceux qui les violoient, ôc il y avoir des loix très íèveres contre eux.Les Greqs ôc les Romains les regardoient avec une égale horreur. On peut lireles Ouvrages de ceux qui ont fait des recueils fur cette matière, ôc surtoutCœlius Rhodiginus , qui a recueilli des choies très curieuses fur ce sujet.O 11 observoit aussi, par un droit de bienseance ôc d’humanité, d’ensevelir sesennemis. Inhumanité y avoir même le plus de part; lar Théologie Paienneenseignant que ceux qui restoient privés de la sépulture ne pouvoient passerle Styx ôc étoient obligés de roder cent ans fur les frontières de l’Enfèr avantque d'y être reçus. Ainsi tous ceux qui trouvoient un cadavre non enterrédévoient jetter un peu de terre fur lui , juíqu a ce que peu à peu il se trou-vât enseveli. C’est aussi â cette opinion qu’on doit l’invention des Cénotaphesou tombeaux vuides que l’on faiíoit pour ceux dont les corps ne pouvoient seretrouver. Si l’on ajoute â ces Cénotaphes les neuvaines, faites sens doutepour ceux â qui l’on destinoit ces monumens vuides, les vicennales, les tricen-nales, les anniversaires, on peut compter que les âmes devotes du Paganismecroioient avoir fait exactement ce qui pouvoit contribuer au repos ôc au soula-gement du pauvre défunt. On avoir encore la coutume d’entourer , ou si l’onveut de couronner, les tombeaux de verdure, comme par exemple de jourbar-be, d’hyacinte ôc d’amarante. La verdure de ces plantes étoit un symbole .deleternité.

VI. Le M A R I A G E.

L’Eglise Catholique définit le Mariage ( a ) un Sacrement institué par J. C.pour établir une sainte alliance entre l’homme ôc la femme, afin qu’ils élèventles enfans qui en naitront dans son amour & dans se crainte. Cette défini-tion ne convient qu’au Christianisme. Le Rituel que nous citons ajoute ,, se„ fin du Sacrement du Mariage c’est de s’aider & de se soulager l’un i’autrepour,, passer saintement cette vie ôc pour arriver â l’autre, ôc pour contribuer â l'é-,, dification de l’Eglife par 1a génération légitimé des enfàns ôc par le foin de,, leur procurer la régénération spirituelle ôc une éducation qui lui soit confo*'„ me. " Tout cela est contraire aux vues charnelles & intéressées que l’on aordinairement en se mariant: mais l’homme est créé charnel, dira l'infidelle,pourquoi donc ceux qui ne peuvent résister â 1a force de leur complexion nechercheroient ils pas â se satisfaire par un mariage légitimé ? Il est bien vrai que

(a) Rituel d'Alet.