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[Volume I.]
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11 2 DISSERTATION SUR LES CEREMONIES .

î’autre. L’impuissance est: un empêchement damant plus considérable que lagénération est: le vrai but du mariage. Il y a deux sortes d’impinstance, l’unequi est perpétuelle, & l’autre qui est causée par accident ou maléfice. Il nya qu’une voix sur l’impuissance perpétuelle , c’est quelle doit empêcher oudissoudre le mariage. Les eunuques sontdans ce cas d’impuiílànce perpétuelle,de même que ceux qui font d’une froideur que rien ne peut vaincre. LesCaíuistes prononcent arrêt contre eux & contre un ordre de mari qui est dansle cas dont se plaint (a) Pétrone. Cependant ces Caíuistes & les TribunauxEcclésiastiques veulent qu’on accorde trois ans à cette eípece de paralytique: ilsdévoient accorder en même tems un dédommagement raisonnable à la partiesoufrante. Est il juste, quelle passe par une épreuve quelle ne mérite pas ,&c(b) qu’après n avoir embrassé long-tems qu’une ombre, elle soit contrainte de«'accommoder encore trois ans d’une langueur qui met fa vertu à la gène? D’au-tre côté ils permettent le mariage a un vieillard, &c qui plus est á un vieilarddécrépit. N’est ce pas contredire au but de l’hymen, & ne lait on pas qu’il enest d’un vieillard comme d’un homme qui entreprendroit de marcher aiant lesjambes privées de nerfs ? mais une femme veut courir ce fâcheux risque, ellefe flate de pouvoir échauser cet homme que le froid de l’age a glacé, elle croitpouvoir fondre les neiges & les frimats de la vieillesse. On leur allégueraí’exemple de David. En vain ce Prince couchoit-il avec une jeune fille pourconserver, ou plutôt pour recouvrer la chaleur naturelle qu’il avoir perdue ; ilne lui fit pas le moindre dommage. Or l’on fait que ce n’est pas là ce quele mariage íè propose. Les Romains a voient dans les tems de leur Républi-que une (c) loi que le relâchement des mœurs fit abolir dans la fuite. Cetteloi défendoit le mariage à ceux qui avoient passé íoissante ans. Cependant ily auroit un millieu à prendre, & ce millieu íèroit saint & digne de la Reli-gion. Il ne devroit pas être permis aux vieilles personnes de se marier auxjeunes j mais il íaudroit leur laisser la liberté d’en épouser de convenables à leurâge : ainsi leur mariage ne íèroit qu’une société indissoluble de deux personnesde différens sexes pour íè consoler & íè secourir mutuellement : mais ne nousengageons pas davantage dans la discussion d’une matière que le Tefuite Sanchezs’est en quelque façon apropriée en l’examinant avec toute l’habileté possible.Nous renvoions à ce savant ceux qui voudront savoir si la stérilité doit être re-gardée & traitée comme impuissance, si une femme qui ne peut devenir merefans courir le risque de perdre la vie doit être mise au rang des personnes im-puissantes, si en certaines occasions les défauts naturels qui causent une im-puissance qui n’est qu’exterieure peuvent être réparés par des moiens violens &c.Si l’on peut dissoudre un mariage où les deux parties ne sont pas faites l’unepour l’autre, parce que il a plu à la nature d’être quelquefois trop libérale,quelquefois aussi trop avare. En ce cas là le Pere Sanchez nous aprend encore,& les Papes nous l’avoient apris avant lui, (d) que les parties peuvent chercherun meilleur sort dans un second mariage.

A l’égard de l’impuistànce attribuée à des maléfices ; elle est causée de plu-sieurs maniérés, à ce qu’on prétend ; mais on ne pourroit les rapporter ici avecbienséance. Le vulgaire appelle généralement ce maléfice nouer /’ aiguillette. Cet-te aiguillette, qui a la vertu d’empécher la consommation du mariage, so &it

de

(a) Fmerata efi pars illa corporis qua quondam sîchìlles eram.

(b) In timbra voluptatis dmtitts litfi. . . . langmri ttto gratias agej(O La Loi Papia Popœa. Claude César l’abrogea.

(d) Sanchez. de Matrimon. L. VII. Diíp. XCII. Tom. r.