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RELIGION DES GRECS.
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re, parce que, selon le même Auteur, cela est inutile & trop curieux: cequi suffit pour justifier Caucus. Car à l’égard de la communion Paschale,qui se doit faire tous les ans dans l’Eglise Latine, cela est singulier a cetteEglise.
z, En sixième lieu, Caucus n’attribuë rien aux Grecs, pour ce qui est dumariage, qu’ils ne soutiennent aveç opiniâtreté, 8c qu’ils ne prétendent êtreconforme au Nouveau Testament, aux Peres, au Droit Canon Oriental,
& aux Ordonnances des Empereurs. Ils disent qu’il n’y a rien de plus clairque ces paroles de l’Evangile , (V) Quiconque répudiera sa femme , snon pourcas d’adultéré , & en épousera une autre , commet adultéré, ll est doncmanifeste, disent ils, que l’Evangile permet de rompre le mariage dans lecas allégué-, & ne s’en rapportant pas lâ-deíïus â l’authorité de St. Augustin8c de quelques autres Peres Latins, ils assurent que les Peres Grecs n’ontpoint autrement expliqué ce paílàge, 8c de plus, que toute l’Eglise Orien-tale convient en cela avec la Grecque, il est même aisé de prouver par lesHistoires du Concile de Florence & (b') du Concile de Trente, que toutel’Eglise Grecque est dans cet uíâge. Ce fut pour cette raison que les Am-bassadeurs de Venise présentèrent leur requête au Concile de Trente, asinqu on trouvât quelque tempérament au Canon que l’on étoit prêt de publiercontre ceux qui disoient, que l’adultere rompoit le mariage. Et ce qui fu-ioit agir la République de Venise en cette action, étoit qu’elle avoit dansfa dépendance les Grecs de Candie, de Cypre, de Corfou, de Zante 8cde quelques autres lieux, qui étoient dans cet uíâge contraire â celui que lele Concile vouloir condamner. En effet, l’on donna satisfaction â ces Am-bassadeurs, parce que leurs raisons, furent trouvées bonnes, comme le Car-dinal Palavicinì en demeure d’accord dans son Histoire du Concile. Il estpourtant vrai, que les Grecs rompent trop facilement leurs mariages, ôcnon seulement dans le cas d’adultere ; mais ils prétendent encore se confor-mer en cela aux Loix Canoniques & Civiles, qu’on devroit modérer,parcequ’ils se íont trop émancipés. Mais Caucus n’ayant fàit mention que du3y cas d’adultere, semble avoir été trop retenu, damant qu’il pouvoir rap-„ porter plusieurs autres cas de moindre importance, où les Grecs ne fontpoint scrupule de rompre leur mariage.
„ En septième lieu, l’on ne doit pas trouver étrange, que les Grecs nemangent point de viandes étouffées, de sang, 8c d’autres choses qui ne sontpas feulement deffendues dans le Vieux Testament, mais même dans leNouveau, comme il paroît des Actes des Apôtres: ce qui n’est point sin-gulier aux Grecs de Corfou. Tous les Orientaux ont généralement con-servé cet uíâge, &: il n’y a pas fort long-tems qu’il est entierement abolidans tout l’Occident.
„ En huitième lieu, pour ce qui est de I’article qui regarde la Primauté dcRome, il y a lieu de s’étonner, que Léo Allatius se soit si fort emporté là-dessus contre Caucus, comme s’il étoit le plus grand imposteur du monde,s, ll n’est que trop vrai, que les Grecs qui ne sont point latinises, 8c même3 j tout le reste des Orientaux, ne reconnoissent point aujourd’hui cette Prima-3 j tie de Rome fur les autres Patriarches, de la maniéré qu’elle est reconnue
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Ça) Matth. 19. 9.
Çb) F. Pàolo nella sua Istona del Concìl. Card. Palavic. xella sna Istor. del Concil. M Tftnt.
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