Band 
[Volume II.]
Seite
84
JPEG-Download
 

84 II. DISSERTATION SUR LA

far laquelle le consentement de l’Eglise Grecque eít perpétuel. La longueurde cette Liturgie qui dure cinq heures , est cause qu’on ne la lit qu’une foisTannée le % 3. Octobre jour de la Fête de St. Jaques. La seconde Liturgie estcelle de St. Basile. Ce Pere vòyant que la longueur de la Liturgie de St. Ja-ques épúisoit Tattention de Tassemblée , il crut devoir Tabreger. On lit cetOffice (a) les Dimanches du Carême , excepté celui des Ramaux , . leSamedi sitint, aux Vigiles de Noël Sc de TEpiphanie, Sc le jour de St. Basile*Ricaut ajoute lë Jeudi íàint, Sc le jour dë l’Exaltation de la Croix. La troi-sième Liturgie est celle de St. Ch'rysostome. La Liturgie de St; Basile étoicencore trop longue : ce dernier Saint n’avoit pas encore eu asses d égard pourla foiblesse des fidelles qu’un Office trop long distrait â la fin de Tattention quedemande la Religion. St. Chryíòstome fit une nouvelle réduction de cetteLiturgie, ou plutôt il prit de la Liturgie de St. Basile ce qui lui parut essen-tiel Sc Tinsera dans la sienne. On se sert de la Liturgie de St. Chryíòstometoute Tannée 3 excepté aux jours spécifiés ci-dessiis. La quatrième Liturgie, quiest celle de St. Grégoire porte le nom de (b) Préconsacrée, parce quelle fuit tou-jours TOffice de St. Chryíòstome ou de St. Basile. Cette Liturgie de St. Gré-goire n’est qu’une collection de prières propres à inspirer au Prêtre Sc auxCommunians les dispositions nécessaires pour recevoir dignement la Com-munion. Ricaut compare cet Office à TOffice de la Communion dans laLiturgie de l’Eglise Anglicane. Il ajoute qu’on le lit a onze heures d u matinen faveur des paresseux, mais que Ton commence a neuf dans les maiíòns re-ligieuses , afin que le tems ne leur manque pas pour leurs autres exercices depieté. Au reste on auroit tort de croire que ces dévotions si longues Sc si ré-gulières fendent les Moines Grecs plus honnêtes gens : Thistoire Sc îës voyagesne disent que trop de mal des Moines de TOrlerìt. Cette régularité est unvernis qui cache les défauts aux yetíx des personnes simples Sc crédules. Che2les Grecs comme ailleurs. elle tourne en coutume Sc en nonchalance. CeíMoines ressemblent aux nottes, a cela presque cëux- ci étourdissent leur voisi-nage (c) erí lui annonçant qu’ils vont récités leur Office. C’est-à-dire s’ac-quitter d’une tâche qui est imposte aux Couvertts.

Les Turcs ònt défendu Túíàge des cloches aiix Grecs (d). „ iís fuíjien-

\ y délit par des cordes à des branches d’arbre des lames de fer semblables à ces„ bandes dont les roues des charettes sent revêtues, courbes, épaisses d’envi-„ rort demi-poucé fur trois du qtiaíre pouces de largeur, percées de quelquesh trous dans leur longueur. On carillonne fur ces lanies avec de petits rríaf-„ teaux de fer, pour avertir les Caloyers de venir à TEglise. Ils ont une au-„ tre sorte de carillon, qu’sts tâchent de faire accorder avec celui de ces lames„ de fer. On tient d’une main une latte de bois , large denviron quatre>, ou cinq pouces fur laquelle on bat avec un maillet de bois Et commequi dit un Moine , dit une eípèce de dévot qui íàit assortir la sévérité dela réglé avec le plaisir, je dois ajouter, en me servant des termes de Tourne -fort 3 ,, qu à table les jours de rejouïílàrtce, ils font tinter une taise de cuivre

» E

O) Bonn ubi sup. Cap. 9. ,

(b) npoctyityp*!* Ricaut ubi sup.

(c) Il$ molestent tout leur voisinaige à force de trínquebalîer leurs cloches. Voyre une Messe, UneMatines, une Vêpres bien sonnées font à demi dictes. C’est ainsi que s’exprime Rabelais au sujet deF Office des Moines.

(d) Tomnefort Voyages du Levarit, Lettre 3. Voy. ci-après la sigûre de cet instrument qui sert de

cloche. ' ■■ ■'