RELIGION DES GRECS, tof
ì> Mercredi ôc le Vendredi qui suivent immédiatement la Pentecôte. le 2 . 5 *,„ Mars, qui est: la Fêté de l'ànonciation, ils ont permission démanger dé„ toute forte de poisson, quoique cette Fête arrive en Carême. Ils peuvent„ austi manger de la viande depuis Noël juíqu’au jour des Rois, fans ex-„ cepter les Mercredis ôc les Vendredis , (a) qui chez les Grecs sont
„ des jours destinés a faire maigre toute l’année, au lieu que l’Eglise La-,, tine a destiné le Vendredi & le Samedi a cette abstinence. Ils ont le mê-„ me privilège dans la premiere femaine qui vient après la Pentecôte, & dans,, la premiere íèmaine de trois avant le grand Carême. . » Le Dimanche de„ cette íèmaine répond a la Septuagesime des Latins. . . dans la semaine,, qui la soit, ils ne mangent point de viande, les Mercredis ni les Ven--, dredis. Pour celle qui précede immediatement le Carême. . * . ils peu--- veilt manger du lait. . . des œufs ôc de toute sorte de poisiòn. . *
,, Chez les Grecs le Careme commence le Lundi, au lieu que le notre„ commence le Mercredi. . . . Ils observent tous ces jeunes avec autant de„ superstition que de patience ôc de retenue* Même ils estiment que ceux qui„ violent sans nécessité les loix de l’abstinence, ôc par conséquent les consti-„ tutions de l’Eglise, se rendent austi criminels que ceux qui commettent un-, adultéré ou un vol. . . heureuse disposition à l’obéïjsance credule & timide l Ils-, ont une si haute idée de ces jeunes, qu’ils croyent impossible que le Christ-, tianiíme subsiste, ou que la profession en soit sincere, si l'on n’a pas soin„ de les garder.... Cette prévention pour les jeunes empêche les Orientaux , de re-j, connoître les Eglises Protestantes pour des Eglises Orthodoxes, á cause qu’on-, n’y jeune point, ôc pârce qu on n’y a pas une profonde vénération pour le5 , signe de la Croix Il est vrai que sous prétexté de n’admettre que la Spi-ritualité dans le Culte, les Protestans n’aiment point du tout les austérités ducorps, ni ce qui captivé les sens: pour le signe de la Croix, ils s’imaginent.qu’il tient à la superstition, ôc cela leur est un scandale,
„ L’austerité des jeunes est adoucie par l’eíperance des divertissemens durant„ les Fêtes qui suivent. . -. . * elles ne sont pas plutôt venues, qu’ils s’aban-„ donnent entierement à la joye & auxplaisirs. . > Les Prêtres, bien loin de,, de les réprendre, semblent approuver ces excés. * * ” Mais il faut dire fansdétour, que dans tous les Cultes les Fêtes Religieuses finissent par le plaisir,Je n’en connois point qui finisse par la tristesse ôc l’arstiction, après avoir com-mencé par la joye* Les Peuples Protestans, tout spirituels qu’ils sont, ne peu-vent pas réprimer leurs sens en cette occasion.
„ Les Grecs sont si superstitieux ôc si outrés dans l’observation de leurs„ jeunes, qu’ils n’admettent point de cas nécessité, où l’on puisse prétendre-, des dispenses, ôc selon eux un Patriarche lui même ne sauroit autoriser„ l’usage de la viande lorsque l’Eglise le défend. . * On croit qu’il vaut mieux„ laisser mourir un malade, que de le rétablir, quand on le peut par le se-„ cours d’un bouillon de viande. * . Il est vrai que quelquefois un Directeur,„ qui se sent de la tendresse pour le malade, lui conseillera de manger de la„ viande, ôc lui promettra l’absolution de ce péché, moyennant qu’il sè con-„ fesse... Il se peut aussi que des Prêtres ignorans ayant regardé ce nouveau tour,„ comme un ingénieux tempérament entre les nécessités de la vie, ôc la ri-„ gueur des Constitutions de l’Eglise. Mais quoiqu’il en soit, ceux qui ont e-
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(h) Les Grecs ont choisi le Mercredi, parce que, : selon eiíx, Judas prit cs joiir4à de 1 argeat pourtrahir J. C. & le Vendredi comme nous, a cause de la paísion.
Tome III. Part. I, D d