RELIGION DES GRECS. 113
quelles ne Pétoient autrefois» De plus les Grecs étant d ordinaire aussi vicieuxque pauvres, il s’en trouve peu qui soient en état de mériter l’honneuf de laCanonisation.
LES S ACRE MENS de l’EGLISE
GRECQUE.
J’appelle ici Sacrement tout ce que PEglise Latine reconnoit pour tel, 8c jecommence par le Baptême. Les Grecs font porter leurs enfans á l’entrée dePEglise le huitième jour après la naissance. C'elì tine coutume fort anciennedans leur Eglise^ 8c une imitation de la présentation de Jeítis Christ au Tenirpie de Jérusalem. Cependant si l’enfant se trouve en danger de mort on lebaptise d’abord, de crainte , disent - ils, qu il ne meure hors de la lumière . LePrêtre s’avance à Pentrée de l’Egliíè, pour recevoir cet enfant 8c lui donner labénédiction comme autrefois St. Siméon a Jésus Christ. Là-même il le mar-que d’un signe de croix fur le front, fur la bouche 8c fur la poitrine. Le voilàdisposé par cette cérémonie préliminaire à recevoir le Baptême, 8c cela s’appelle(a) fcéler un enfant. Cette premiere cérémonie est suivie d'une priere du Prê-tre. Ensuite il prend Pensent entre ses bras 8c l’éleve devant la porte de l’E-glise, ou devant l’Image de la sein te Vierge en faisant quelques signes de croixfur lui. Le Baptême se seit par une triple immersion : mais avant que d'ad-ministrer le Sacrement le Prêtre (h) soufle trois fois fur Pensent, comme pourPexorciser 8c le délivrer du Démon, ensuite il le plonge trois fois dans le Baptistère,en nommant à chaque immersion, une personne de la Trinité. - (c) Les Pa-rens qui présentent Pensent prennent le soin de faire chauser 1 eau du Baptistère& d’y j ester beaucoup de fleurs de bonne odeur. Pendant que cette eau se chau-lé, le Prêtre la bénit par une priere, la foufle 8c y verse de Phuile. De cettemême huile il oint Pensent {d) en forme de croix : Phuile est le symbole de laréconciliation de Phomme avec Dieu. Cette onction se seit par le Prêtre furle front, fur la poitrine, autour des oreilles, 8c fur les reins, en prononçant cesparoles, le serviteur de Dieu es oint: à Ponction de la poitrine, ou de l’esto-mac il dit, pour la guérison de l'ame & du corps ; à celle des oreilles, il ajoute,afin que la foi puise être reçue par louïe.
„ Si c’est un garçon que l'on baptise , nous dit Ricaut , le Parrain se rendaux fonts, si c’est une fille , la Maraine s’y présente. L’un 8c Pautre secroyent indispenseblement obligés de prendre soin de Péducation de Pensant,tout de même que s’ils en étoient véritablement le Pere 8c la Mere S'ilsobservent exactement ces devoirs, ils sont, du moins en cela, beaucoup meil-leurs Chrétiens qu’on ne lest ailleurs. Ceux qui ont présenté Pensent au Bap-tême ne saillent point ensemble. ,, Un Parrain, 8c c’est encore Ricaut qui„ parle, ne peut épouser la veuve de son Compere, ni le fils de celui là laj, fille de celui-ci ... Les familles qui se sont unies par cette cérémonie ne
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(a) marque on sceau, mrei7<Ppáy)^iv marquer, ou sceler.'
(b) sl cat *p Etat de l’Eglisc Grecque & autres.
(c) Chrijtopb. .Angélus & autres.
(d) Ricaut , Tournefort 8cc.
Tome III. Part. I.
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