RELIGION DES GRECS. i 3 r
vert du Ehenolium Sc s’il est Religieux, du Mandyum. On le dépouille de lunou.de l’autre pour le revêtir du Sticharium , qui est une eípèce de Dahnatique, .a quoi l’on ajoute la ceinture. On apporte un baííìn à laver Ôc lin linge blanc.L’Ordinant fait trois fois le signe de la croix fur íà tête, lui impose les MainsSc prie pour lui. Après la priere, l’Ordinant prend ce linge, le lui met furl’épaule gauche, lui donne le bassin. Le nouveau Soudiacre baise la main del’Ordinant, lui verse de l’eau sor les mains. Ensoite il reçoit la bénédictionSc récité trois fois le Trifagium Scc. Ainsi le Ministère du Soudiacre consisteprincipalement a présenter à laver à l’Officiant, Le a lui donner la serviette pours essuyer. De plus il allume les lampes, il entretient l’ordre Sc la netteté dansl’Eglise. On fait remonter 1 origine du Soudiaconat au tems de St. Cyprien,Sc celle de se laver les mains avant la célébration des mystères Sec. à celui deSt. Denys l’Areopagite, Sc de Sr. Clement. Le premier parle de ce pieux tr-iage comme d’un symbole de la pureté de famé dans ses Constitutions , Sc 1 au-tre dans fa Hiérarchie : mais ces deux Ouvrages sont rejettes par la plus grandepartie des Critiques. Je ne dois pas oublier ici la subtile découverte du pré-tendu St. Denys, qui trouve dans le lavement des mains l’image des (a)dernieres penfées de lame ; c’est-à-dire de celles qui la déterminent. Le preu-ve de cette ingénieuse découverte est, que les mains sont les extrémités du corps,Sc tout de même les pensées qui déterminent sont les extrémités de lame.Qui ne seroit convaincu ?
Au Diacre, c’est-à-dire à celui qui va passer du Soudiaconat au Diaconat,on ôte la serviette de defïus l’épaule, Sc la ceinture d’autour du corps, ilfléchit le genou droit devant la Sainte Table : l’Ordinant lui impose les mainsSc la cérémonie est sanctifiée par les prières convenables à l’Ordre de Diacre.Après cela l’Ordinant donne l’Eventail à ce nouveau Diacre Sc le baise. Lesautres Diacres baisent aussi leur nouveau Confrère, qui prend aufli-tôt posses-sion de son Ministère.
Pour le Diaconat, on ne peut lui disputer son antiquité, puis qu'il est par-lé des Diacres Sc de leur premiere institution dans les ASies des Apôtres . Jedis leur premiere institution, parce que leur Ministère n’y paroit pas absolu-ment le même qu’il a été dans la fuite. Cependant on trouve que peu detems après les Apôtres ils sont appelles Minières des Evêques , ce qu’on doitexpliquer du service que les Diacres leur rendent à l’Autel : mais ils ne sont passeulement les Ministres des Evêques ; ils doivent l’être de tout Prêtre Officiant.Ppur répondre à ceux qui ne les croyent établis d’abord que pour vaquer aux cha-rités , on suppose (h) que si on ne les avoit destinés qu’à servir les pauvres,com-me cela est dit dans les Actes, il n’auroit pas été besoin de l’imposition desmains, qui est i’eísentiel de l’Ordination.
J’ai dit plus haut que la lecture de l’Evangile est du Ministère du Diacre.Je ne dis rien des autres fonctions, qu’on a pû remarquer déja dans l’ex-trait que j’ai donne de la Liturgie des Grecs. On y aura vû. aussi l’uíàgede 1 éventail.
Deux Diacres conduisent, ou doivent conduire, suivant le Pontifical, jufqu’auxTortes Saintes celui qui passe de leur Ordre à la Prêtrise. C’est là que ces Dia-cres le mettent entre les mains des Prêtres. Le Protopapas Sc celui qui le soiten rang lui font faire trois tours autour de l’Autel en chantant l’Hymne desMartyrs. Cette meme cérémonie est observée aux deux Ordinations précédentes.
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(b) Habert. ubí sup. pag. i88.
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