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[Volume II.]
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RELIGION DES GRECS. i6î

derabîe est: celui ou le Prêtre, après avoir prononcé des prières íùr le bœusiou tel autre animal qu’il doit immoler , le brûle en cinq endroits juíqu’àla peau avec une bougie allumée, le promeine ensuite autour de la person-ne pour laquelle cette victime doit être sacrifiée , limmole enfin 8c en faitcuire la chair, que l'on porte après cela fur une table. Alors les gens de lamaison se rangent autour de la table, chacun une bougie à la main. La,per-sonne qui est: l’objet du sacrifice íè met à genoux devant la table, tenant aussi,une chandelle ou uile bougie, pendant que le Prêtre fait íès oraisons. Lors qu’iia cessé de prier, celui qui est a genoux 8c ses parens ou íèsj amis jettent del’encens dans un feu qui est à côté de la victime. Le Prêtre coupe un mor-ceau de la victime, le tourne sor la tête de celui qui a demandé le sacrifice,8c lui fait manger de cette chair ; après quoi ceux de l’assemhlée Rapprochantde lui, tournent austì leurs bougies autour de se tête 8c les jettent dans le mêmefeu où ils ont jette de l’encens. Tous ceux qui aísistent à la dévotion peu-vent manger de la victime, mais il leur est défendu d’en emporter. Cequi reste appartient au sacrificateur. Un autre Oquamiri , qui est pour lesmorts, n’a rien de singulier que la coutume d’offrir quelques Victimes san-glantes, sor lesquelles on veríè de l’huile 8c du vin mêlés ensemble. On offreaustì du vin aux Saints, 8c cela se fait en plusieurs maniérés', dont la des-cription seroit fort peu intéressante. Je dirai seulement, qu’outre le vin , ilsoffrent un petit cochon 8c un coq à St. r Michel , 8c que l 'Oquamiri qu’ilsfont à St. George ail teins des vendanges consiste,d'lui consacrer une.mèsorede vint flaccons de vin qui ne se boit qu’après ja Pentecôte á la Fête de St. Piey-re. Alors le Chef de famille porte un peu .de.'cè^vin à l’Egiise de St. Geor-ge, 8c fait se priere devant le^, Saint* apres-quçft ; st s’en retourne chez'lui 8Çdeseend a la cave avec se famille. Là ils se rangent tous ensemble autour dutonneau consacré au Saint. Le pere -de fiami/llf jupet sor c 6 tonneau stu pain,du fromage, des ciboules, 8c fait encore une priere. Enfin il tue un co-chon ou un chevreau , & répand une partie du sang autour du tonneau. Toutcela finit par boire 8C manger. d

lis ont austì l’usege des libations, c’est-à-dire quávant de se mettre à table,au premier coup versé ils prennent du vin, 8c en répandent une partie, a-près avoir invoqué le nom de Dieu, 8c salué tous ceux de la compagnie.

Je n’ai qu un mot à dire sor le signe de croix de ces peuples, ils font lesigne de la croix à table, quand ils éternuent , quand la cloche sonne 8ccíLors qu’ils passent devant une Eglise, ils font le signe de la croix sens y entrercn se tournant vers les quatre parties du monde, sis font lèur, signe de croix;de droit à gauche, comme tous les Grecs-, sor quoi le P, Zampi remarqueChrétiennement,que cela montre qu’ils ont passé de la bénédiction a la malédiction.

Si les Abasses 8c les Circasses, peuples voisins de la jVlingrelse , nese donnoient pas pour Chrétiens, on ne les reconnoitroit jantais' pour tels. Ex-cepté le nom , 8c que des Prêtres du rit Grec leur vont quelquefois admi-nistrer le Baptême, a quoi ces Prêtres ajoutent autant d’instruction que leurpropre grossièreté leur permet de communiquer, on ne trouve chez eux aucu-ne trace de Christianisme., sis observent quelques jeunes, 8c portent à man-ger sor les fosses de leurs morts. Bferenjoood nous dit, que les plus remarqua-bles de ces prétendus Chrétiens rfentrent dans l’Eglise qu a 6 o. ans , c’est-a-dire lors que la vieillesse commence de leur ôter la force 8c le courage de vo-ler. Mais ces Circasses ont ils dès Eglises? Quoi qu’ii en soit, le vol soit tou-te leur occupation, & se trouve même en quelque sorte le principe de leur So-Tonte III. Pdft. I. 5 p cíété,