RELIGION DES GRECS. 175
j, que les Diacres ôc les autres Ecclésiastiques qui n’avoient que les Ordres„ mineurs, faisoient cuire dans un vaisseau de cuivre, ayant pour cela un lieu„ séparé en forme de petite tour. Pendant que le gâteau cuisoit, ils reci-i, toient plusieurs Pfeaumes ôc des Cantiques : ôc lors qu’011 étoit prêt de le„ consacrer, ils faisoient couler fur ì’autel, par un trou qui étoit au plancher de„ cette petite tour, le gâteau dans un petit pannier de feuilles. De plus, ils„ se fervoient de vin qui avoit été fait d’eau, où l'on avoit fait tremper seule-j> ment des raisins secs.
„ IX. Ils disoient la Messe très-peu souvent, ôc celui qui la sorvoit portoic>, une forme d’étole fur ses habits ordinaires, quoi qu’il ne fût point Diacre. Il„ avoit toujours l’encensoir â la main, ôc recitoit presque autant de prières, queu le Célébrant, en joignant â cela plusieurs autres cérémonies inconnues ôc ìm-sj pies,” (qui marquoient sor-tout îeurs erreurs sor la nature du Sacrement.)
„ X. Ils avoient un si grand respect pour les Ordres, qu’il n’y avoit point„ de famille ou il n’y eût quelqu’un d’ordonné: ôc la raison de cela étoit, par-„ ce que les Ordres ne les rendoient point incapables de tous les autres em-„ plois, ôc qu’ils avoient par tout le premier rang.
„ De plus, ils ne gardoient point l’âge requis pour la Prêtrise Ôc pour les1, autres Ordres; car ils faisoient des Prêtres â 17. 18. ôc zo. ans: ôc quand3, ils étoient Prêtres, ils se marioient, même avec des veuves, ôc ils so rema-s, rioient jufqu’â deux ou trois fois” (On voyoit souvent en même tems unpere, son fils Ôc son petit fils Prêtres dans la même Eglise.) „ Les femmes des„ Prêtres avoient quelque rang par dessus les autres, tant dans les Eglises que3, dans les autres lieux, ôc elles se faisoient remarquer par une croix quelles„ portoient au col, ou par quelque autre chose qui les distinguoit”. (L’habit4 es Ecclésiastiques étoit des caleçons blancs ôc par dessus une longue chemise,a quoi ils ajoutoienç quelquefois pour plus de decence une soutane blanche ounoire. Leurs couronnes étoient semblables â celles des Moines, òu des Cha-noines Réguliers.)
„ XL Ils alloient réciter tous les jours â haute voix l’Office divin en langue», Chaldaïque : mais ils ne croyoient pas être obligés de le réciter ailleurs : aussi3,. n’avoient ils point de Bréviaires pour le dire en particulier.
„ XII. Ils commettoient simonie en ladministration du Baptême ÔC de„ l’Eucharistie, taxant ce qu’il leur falloit pour cela. Pour ce qui est du Ma-„ riage, ils appelloient le premier Prêtre venu, principalement ceux qui de-„ meuroient â la campagne”. (Souvent même ils se passoient de Prêtre, ôçpratiquoient dans leurs mariages les Cérémonies superstitieuses des Idolâtres leursvoisins ou leurs concitoiens. )
„ XIII. Ils refpectoient extraordinairement leur Patriarche de Babylone-3 , Schiímatique ôc Chef de la Secte des Nestoriens : au contraire ils ne pou*>, voient souffrir qu’011 nommât le Pape en leurs Eglises, où le plus souvent ils3» n’avoient ni Curé, ni Vicaire, mais le plus ancien y presidoit.
33 XIV. Quoi qu’ils allassent les jours de Dimanche â la Messe, ils ne», croyoient pas pourtant y être obligés en conscience: de sorte qu’il leur étoit,, libre de n’y point aller, ôc il y avoit même des lieux où l’on ne disoit qu’u-3, ne Messe par an, en d’âutres on n’en disoit pas une en 6 . 7. & 10, ans.
33 XV.
parce qu il affecte en quelque forte de justifier l’Usage Syrien, & d'en faire une espèce de parallèle odieuxavec 1 Hostie des Latins, qui selon lui n'est qu’une colle féchée & mélée de cire, plus contrasta à l’in-stitution du Sacrement que l’huile des Eglises Syriennes.
Xx z