Î?6 III. dissertation sur la
„ XV. Les Prêtres Te nieíloient des emplois séculiers”, (ôc negligeoieiit kConduite de leurs troupeaux.) „ Les Evêques étoient des Babyloniens envoyés parleur Patriarche, & ils ne vivoient que d’un gain sordide & de simoilie, ven-dant publiquement les choses seintes, comme la collation des Ordres & lad-„ riìinistratiòn des autres Sacremens.
XVI. Ils mangeoient de la chair le Samedi; ôc ils croient dans cette er-„ feur àTégard de leurs jeûnes pendant le Carême ôc l’Advent, que s’ils a-voient manqué un jour à jeûner, ils cessoient de jeûner les autres jours, necroyant pas y être obligés, d’autant qu’ils avoient déja rompu le jeûne.
( Leur jeûne du Carême étoit fort austere. Outre celui-lá ils en avoient d’au*tres á peu près à la maniéré des Grecs dont j'ai parlé, mais les plus supersti-tieux d’entr’eux ajoutoient le bain au jeune; s’imaginant que celui-ci étoit im-parfait , s’ils manquoient de íè laver tout le corps dés le matin, lis se bai*gnoient aussi quand il leur arrivoit de toucher quelque personne d’une Caste(ou tribu) inferieure. Je remarquerai encore que ces Chrétiens commençoienfleur jeune la veille, ôc le fìnistoient le soir du jour consacré au jeune.
Les femmes accouchées d’un enfant mâle n’entroient dans l’Egliíè que qua-rante jours après leur accouchement. Il en falloir quatre-vint pour celle quiétoit accouchée d’une fille. Au bout du terme préfcrit la mere fe préíëntoit avecson enfant, ôc l’offroit à Dieu ôc â l’Egliíè. Ils craignoient & reípectoient l’Ex-communication. La Discipline Ecclésiastique ne perrnettoit pas d’absoudre unhomicide volontaire, ôc ['absolution ne fe donnoit pas non plus â d’autres cri-mes aussi énormes, pas même, à ce qu’on assure, à l’article de la mort. Onremarquera que cette discipline né s’accordoit gueres avec ce point (a) d'hon-neur si dangereux, dont je parlerai tout à l’heure. Leur Eglises croient som-bres, mal propres, tout â fait semblables â des Pagodes, ôc sens autres repré-sentations que des croix, dont les extrémités se terminoient en fleurs de lis.
„ Voilà la meilleure partie des erreurs (ôc des abus) que l’Archevêque Menesesprétend avoir trouvés parmi les Chrétiens de St. Thomas, ôc que le Compila-h teur de cette Histoire éxagere, pour monstrer qu’il a fallu travailler extraor-dinairement pour venir á bout de ces Peuples. Mais si cet Archevêque& les autres Missionnaires du Levant avoient été bien instruits de l’ancien-ne Théologie, ils n’auroient pas tant multiplié ces erreurs. En esset, com-me ils mesoroient toutes choses par rapport à la Théologie qui s’enseignedans les Ecoles de l’Europe, l’on ne doit pas trouver étrange, qu’ils ayent,, voulu reformer sor ce pied-lá les Nations Orientales. J’avoue qu’il y a desabus qu’il étoit besoin de corriger ; mais il ne falloit pas les corriger sornos useges. Ce qui étoit à faire dans ces rencontres, c’étoit d’avoir recoursà leurs anciens livres, ôc de les regler conformément ace qui y étoit contenu ;& cela se pouvoit seire secilement. comme l’on verra par la fuite de ce dise,f cours. Mais il sent auparavant rapporter le reste de cette Histoire , afin que„ nous jugions mieux de la conduite de Meneses ôc des prétendues erreurs„ des Nestoriens.
1 ,j L’Archevêque Meneses assembla un Synode” (à Diamper dans le Royau-me de Cochin) „le io. de Juin 15 99. où se trouvèrent les Députés desNese,, toriens, afin d’y délibérer conjointement avec l’Archevêque de tout ce qui.. appartenoit à la Religion. Et afin qu’il parût que les Nestoriens eussent
„ toute
(<H Voy. ci-après 'touchant la permission qu’ils ont de tuer ceux qui Ue s’ôtent pas de leur paí*sage.