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[Volume II.]
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RELIGION DES GRECS. j 99

iy clurra de cette derniere remarque, que ìe Jésuite Roderic ne devoir pas tant„ presser les Cophtes dans la conférence qu’il eut avec eux, de quitter toutes„ ces cérémonies ; Le de plus, que les Cophtes ne lui parièrent pas sincere-„ ment, quand ils lui dirent qu’ils croient persuadés qu’ils erroient dans les„ íèntimens où ils étoient touchant la répudiation des femmes , dans la Cir-„ concision des enfans ôe dans l’abstinence des viandes étouffées. Outre ces„ remarques, Ion prendra encore garde, qu’on attribue aux mêmes Abyssins„ plusieurs choies qui font éloignées de leur créance* Par exemple, on pré-„ tend qu’ils conviennent avec les Latins touchant la Procession du St. Esprit í,, ce que l'on confirme par les Liturgies Ethiopiennes imprimées a Rome, où,, il est dit que le St. Esprit procede du Pere ôc du Fils. Mais il ne faut pas3, toujours fe fier â ce qui est imprimé a Rome : car il est certain que les A-„ byfsins ne différent point du reste des Orientaux dans l’article de la procès-3ì íîon du St. Esprit.

„ L’on ne doit pas de plus ajouter foi à tout ce que Thomas de Jeíù á é-„ crit touchant la créance des mêmes Abyssins; & je ne trouve pas même que„ les actes qu’il a inférés dans (a) íòn livre touchant la créance des Abyssins„ soient toujours véritables, quoi que la Profession de Foi qn il produit vien-„ ne de Tecla Prêtre Abyssin: car il est dit expressément, que le St, Esprit„ procède du Pere &c du Fils : ce qui est néanmoins faux. II est aussi obser-„ vé, que les Abyssins croyent que la Tranfubstantiation du pain ôc du vin„ fe fait lors que le Prêtre prononce les paroles, où les Latins font consister„ la consécration. Il est cependant certain, que la Liturgie des Ethiopiens est» en cela conforme à toutes les autres Liturgies Orientales, ôc que la confécra-3 ) tion ne so fait, félon leur sentiment , que quand le Prêtre invoque le St.„ Esprit dans une priere particulière, qui se trouve dans toutes les Messes desa , Nations du Levant. Je passe fous silence plusieurs autres points qui ne font3, pas tout-a-fait bien énoncés selon la créanCe des Abyssins , (h) principale-3i ment ceux qui regardent les Sacremens. Mais il est aisé de corriger ces33 erreurs fur ce que nous avons déja dit ci-dessus en parlant des autres Nations„ Orientales, sens qu’il soit besoin de nous arrêter davantage sor ce sojet : ôc il33 l" era facile, en suivant cette méthode, de reformer ce que Brerewod a rappor-„ té fur la bonne foi de ces Auteurs,

(Les Abyssins sont entierement dépendans du Patriarche d'Alexandrie, CePatriarche choisit ôc consacre à se volonté le Métropolitain d’Abyssinie {c) ôcc’est pour cela que dans les prières les Prêtres Abyssins nomment le Patriar-che d*Alexandrie devant le Métropolitain , (d) qui après son élection est tou-jours responsable de fa conduite ôc de son ministère à ce Patriarche. Ce Mé-tropolitain ne peut être Abyssin, il ne peut ni faire , ni établir d’utres Mé-tropolitains. Ainsi quoi qu’il ait l’honneur d’être nommé Patriarche, il n ena pas l’autorité. Cependant il donne seul les dispenses, ôc possede des reve-nus considérables , qui ne doivent preíqu’aucune redevance au Souverain del’Etat.

Ce Patriarche connu en Abyssinie sous le nom d ’ Abîma, ainsi qu on l’a dé-

ja

( 4 ) Thom. à Jefu.

(b) Voy. ci-aprës.

9 T? 7 ' Brer ' Woo j Recherches &c. & le P. le Brun Liturgies &c. Tome Ií.

/ j r ^ 6 i Ut rs 6 des c 1 lrcon ft a nces remarquables de cette dépendance dans les Dissertations de P Abbéfe Grand lur les Fojages du P. Lobo.

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