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[Volume II.]
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208 IIL DISSERTATION SUR LA

<vjood ajoute fur le témoignage d ’Aharez ; Tant les Laïques que les Ecclésajliqnès■communient au moins toutes les semaines me fois. Le pénitent, après avoir con-fessé fes péchés, demeure prosterné pendant que le Prêtre récité plusieurs priè-res fur lui. Le Pere sellez dit, que pour Pabfolution le Prêtre prononce quelquesparoles & frappe ensuite le pénitent avec une branche d’Olivier.

Les jeûnes font très-rigoureux. {a) Pendant le Carême les Abyssins ne man-o-ent qu’une fois par jour, c’est-à-dire après le Soleil couché. Le Mercredi 6cle Vendredi ils fe mettent à table à trois heures , & pour ne pas se tromperd’un moment à l’heure, ils mesurent leur ombre. Si elle a sept pieds, c est letems de leur repas. Le scrupule des Prêtres Abyssins va jusqu a ne dire la Mes-se que le soir dans un tems de jeûne, de peur de le rompre en consumant lesEspèces. Cependant ils ne se croyent pas obligés au jeûne qu’ils n’ayent des éli-sons en âge d’être mariés : Et comme la chaleur du climat avance beaucoupla capacité des jeunes gens, il y a peu d’Abyssins qui ne soient obligés de jeû-ner dès 1 âge de vingt cinq ans.

L’Excommunication effraye beaucoup ces peuples , 6c cette frayeur contri-bue infiniment à l’autorité des Prêtres 6c des Religieux. Pour peu qu’on les tou-che ils excommunient. Cela me rappelle ces tems heureux où le tonnerre duVatican faisoit trembler les Peuples 6c les Monarques. Alors cette frayeur duMonde Chrétien s’appelloit Amour de Dieu , 6c il étoit permis de menacer,frapper, tuer tous ceux qui ne l’avoient pas. (b) Alors il n’y avoir qu’unpéché irrémissible : c’étoit de s opposer aux volontés des Ministres de JupiterCapitolin. On ajoute que (c) „ l’Abyssinie est le païs du monde où il y a leplus d’Ecclésiastiques, d’Eglises & de Monastères”.

L’Extrême onction, ou Ponction tout court, ou le Candìl , c’est-à-dire lam-pe, se pratique de même chez les Coptes 6c chez les Abyssins. Le Prêtre, aprèsavoir donné ì’absolution au pénitent se fait assister d’un Diacre. Il commen-ce d’abord par des encensemens,il prend ensuite une lampe dont il bénit l’huile,& yallume une mèche. Après cela il récité sept Oraisons, qui sont interrompues parautant de leçons tirées de l’Ecriture, que le Diacre lit. Ce Prêtre prend enfin del’huile benite de la lampe 6c en fait une onction fur le front, disent, Dieu <vou$guénjfe au nom du Pere , du Fils du Saint Esprit. Il soit une semblableonction aux assistans, de peur, disent les Abyssins, que l’eíprit malin nê pas-se à quelqu’un deux. Selon le Rituel, sept Prêtres peuvent administrer cet-te onction : alors chaque Prêtre allume se mèche A: dit se priere. Mais íìc’étoit un Evêque, il lui appartiendroit d’allumer les sept mèches 6c de direles sept prières. Les Prêtres liroient les leçons. Cette cérémonie ne changepoint, soit quelle se fasse à i’Eglise, après la Confession, ou chez le malade.Selon se Rituel des Jacobites, „ celui pour lequel se fait la bénédiction de la„ lampe , fi ses forces 1e lui permettent, s’approche, 6c on 1e fait asseoir ayant„ se visege tourné vers l’Orient. Les Prêtres tiennent 1e livre des Evangiles„ élevé fur se tête avec là Croix 6c lui imposent ses mains. Le plus an-„ cien Prêtre dit ses Oraisons propres, puis ils font lever le malade, ils lui„ donnent la bénédiction avec 1e livre des Evangiles 6c on récité l’Oraison

Dominicale ... 1e Symbole 6cc. après quoi on éleve la Croix sor la tê-

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(a) Relation du P. Lobo.

C h Homme de bien frappe, ferìs , tue & meurtris . . . déniche i ï ,

du Papegaut. A ces sacrez, ojfeaulx ne touche &c. Rabelais L. IV ri, ‘ vírr ^ * m f UUi pAon(O. Le P. Lobo Relation &c. 1V * Ch * - Vrri * de ^tagmel.

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