RELIGION DES GRECS.
>s te da malade & en même tems on prononce íìir lui l’absolution generaîe>> qui se trouve dans la Liturgie. Si le tems le permet, on dit encore d’au*,, tres prières & on fait la Procession dans l’Eglise avec la lampe benite Sc des3 , cierges allumés, pour demander â Dieu la guérison du malade .... s’il„ ii’est pas en état d’aller lui-même à l’Autel, on substitue une personne à„ fa place. Après la Procession les Prêtres font les onctions fur le malade,,» puis ils fe font une onction les uns fur les autres . . .
Pour ce qui est du Mariage, la police des Abjssins autorise la Polygamie,quoi que les Canons reçus chez eux la condamnent, fous peine d’Excommu-nication. Les séparations sont fréquentes & faciles. Même, s’il faut croire quel-ques Relations, l’íntention est en se mariant de se féparer a la premiere occa-sion : & là-dessus quelques Missionnaires Portugais disent hardiment que lesMariages des Abyssins ne se peuvent pas appeller des Mariages. Ne presesons pas trop cette consequence, parce que les désordres des nôtres n’effacent quetrop se Sacrement. On nous assure, que les adultérés, les maladies, les infir-mités, le dégoût, les querelles domestiques coupent chez les Coptes & les A-byssins le nœud du Mariage, Lc que la femme se donne en cela autant de li-berté que le mari. Pour se séparer on s’adresse d’abord au Patriarche ou àl'Evêque, & l'on s’adreíse aux mêmes pour contracter un nouveau Mariage.Si cependant les prétextes de la dissolution paroissent trop frivoles, a ces Prélatspour i’accorder, on trouve toujours quelque Prêtre assés complaisent pouraider â cette dissolution Sc pour remarier les parties, à qui il n’en coure or-dinairement que d’être exclus de la participation des Sacremens pendant quel-que tems. .
Gaìa , qui a fait le recueil des Cérémonies Nuptiales de toutes les Nations , dit,,, que les Abyssins donnent de largent Sc constituent la dot aux femmes qu’ilsi, épousent, au lieu d’en recevoir quelque chose ". Alvarez (a) décrit les cé-rémonies d’un Mariage qu’il a vu. „ L’Epoux & l’Epouse croient á la porte„ de l'Eglise, où l’on avoir préparé une espèce de lit. L ’Ahuna les y fit as-,, seoir. Il fit la procession autour deux avec la Croix Sc l’encensoir. En-„ fuite il pose les mains fur leurs têtes Sc leur dit, comme aujourd’hui vous de-,, venes une même chair , vous ne devês avoir qu un même cœur & une même„ volonté. Après un petit discours conforme a cette exhortation , il s’en„ alla dire la Messe. L’Epoux Sc l’Epouse y assistèrent ; ensuite il leur don-„ na la bénédiction nuptiale”. Alvarez ajoute que ces Mariages des Abys-sins sont fermes & stables, Sc qu’ií faut, (du moins pour les personnes dunecondition médiocre) des raisons très-fortes pour les rompre. Cela contreditassés formellement ce que j'ai rapporté plus haut. Gaia rapporte quelques au-tres cérémonies de ces Mariages : les voici. Celui qui marie ,, coupe un tou-33 pet de cheveux aux époux qu’il trempe dans du vin mielle, met celui de,, l’époux fur la tête de l’épouse au même endroit où le sien a été coupé, Sc,3 de même celui de l’épouse fur la tête de l’époux en lui jettant de l’eau be-
33 nite.Après la cérémonie on accompagne les époux au logis, d’où
33 ils ne sortent point pendant un mois. Lors que 1’'épousée sort, elle porte-3 un voile noir devant le visege, quelle ne leve qu’au bout de six mois, si ce33 u'est quelle devienne enceinte”. D’où a-t-il pris cela > Je ne dis rien ici descouronnes que l’on met fur la tête des mariés & qu’ils portent pendant huit
jours,
O) Cite par 1 Abbe le Grand dans les Dissertations qui suivent la Relation du P* Lobo,
Tome III. Part. I. Ggg