RÈLÌGÌON t) E S GRECS. 239
3) qualité d’únè Daìfte, ï’ón dit délié', cju’elle n’eriterid lá Messe qúé îè jour3> de Pâques, & encore cela n’arrive-t-il pas tòus les ans. Lors qu’úne filleest mariée, elle demeure deux ans cheé: elle lans aller â là Messe, & elle va„ cependant aúx bains & âux noces. Il semble qù elles soient bannies des Eglises,3, comrrie lés femmes Mahométanes sont bannies des Mosquées. Il y a póurtant33 un Monastère de Religieuses, qui sont de l’Ordre de St. Antoine , & ce« Monastère est en grande réputation de sainteté. Leúr bâtiment ne consiste3j presque qu’en une Eglise, ôu cés filles sont logées, comme des pigeons», dans leurs nids, en de petits recoins pratiqués entre l’clevation de la voûtej» & la terrasse. Ces cellules sont si basses, quelles rie peuvent s’y tenir de-», bout, & â peine y a-t-il place pour y tenir leur còrps. Toút leúr emploi»» consiste â chanter l’Office, â méditer, â prier & â travailler. Leurs prie-», res comrriencent vers les deux heures dri matin ; ôè ellés travaillent dès le point» du jour, s’occupant â cultiver léùrs jardins 8é les terres de leur Monastère.
„ Enfin le P. Bejson assure dans la féconde patrie de son livre, óù il fiait voir»» la grande antipathie qui so trouve entre les Syrieris 8é les Francs , que danS», la Syrie Ion ne dit d’órdiriaire qu’une Messe chaque jour, & même les Di-», Manches ; qu’il y a peu d’autels, &c encore moins de celebrans ; que tous z», excepté les Maronites, consacrent avec du pain levé ; que les Prêtres qui né»» celebrerit point, ne laissent pas d’assister â la Messe,& d’y tenir leur rang, mais»> avec un habit commun, â la reíèrve de cerix qui fervent de Diacres od dé», Soudiacres ; qú’enfin chacun communie sous les deux espèces , horsmis les»> Maronites 3 qui communient sens celebrer la Liturgie, ôc reçoivent une particU-9> lé trempée dans le sang de Notre Seigneur.
Supplément â ce qui a été St touchant les
MARONITES.
», Quoique ce qui à été rapporté ci-deíîus touchant les Marònitës paroisse»» appuyé fur de bonnes raisons, un lavant Maronite qui próseífe la Langue A-,s rabe daris le College de la Sapience ì Rome, a fait tout son possible pouf»> montrer que íà Nation n’étoit jamais tombée dans l’Heresie dont on l’accu-», se, & que Maron a été véritablement orthodoxe & saint , Lé non pas uri», Hérétique. Gabriel Sionita , Lé après lui Aqrabam Ecchelìensis , dnt aussi eiì»» dessein de faire une Apologie pour ceux de leur Nation & pour leur pré-», tendu St. Maron ; mais ces Apologies n’ont point paru. Faujle Nairón , pa-», rent d’Abraham Lé son Successeur, a entrepris depuis pëu de faire cette A->1 pologie dans une (a) Diísertatiòn imprimée â Rome, Ou, selon le sentiment», commun des Maronites, il prouve par les témoignages dessheodoret, de St.s > Jean Chrysostome, Lé par quelques autres Auteurs, que Maron, dont les,, Maronites tirent sent nom, est le même qui vivoit vers l’an 400. & dont il», est parle dans le îvlénologe des Grecs. Il ajoute, que les Diseiples de cet»* Abbe Maron se répandirent dans toute la Syrie , où ils bâtirent plusieurs», Monastères, & entre autres un fort célébré sous le nom de Maron près dus » fleuve Oronte. Le même Auteur prétend de plus, que tous ceux d’entre
à, les
0 *) Dijfert, de oHgitieac Eelig. Aidirm, áútóre Fauflo ì>Tairòne t edit. dnii, lèjfy
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