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RELIGION DES GRECS. 24;
„ (a) signifie en Italien ChriJBanaccto , c’est-à-dire mauvais Chrétien. Le pais qu’ilsa habitent a deux journées d''étendue en longueur 6c en largeur. Il s ''étend leu long de la mer depuis Tortoze jufqu’au delá deLaodicée. . . ces N a fer tes (o nc„ un peu (h) larrons, mais d’aiíleurs ils. . . . sont fort chastes. . . les fem-,, mes y ont le viíâge découvert. ... ce qui n est point en usege dans tout„ le reste de l’Orient. Si un étranger passant demande le chemin, quelque-3ì fois une jeune fille ira avec lui, durant une lieue ou davantage pour le lui» enseigner; ce qui néanmoins est très dangereux,parce que si letrangervient„ a jetter une œillade, qui donne quelque soupçon a la fille. . . . elle le33 tuera, si elle peut, ou du moins criant âl’aide le fera assassiner. La même93 chose arrive dans les maisons des particuliers, loríque les femmes sont à ta-9> hie. ...
„ (c) Ils haiísent les Mahométans, r î . 6c l’Alcoran, bien que pour se ga-» rantir de l’oppression des Mahométans, ils se disent Turcs. ... personne ne,> tait le secret de leur Religion, damant qu’il est défendu au peuple 6c nom-„ mément aux femmes de Rapprendre. Il n'y a que les (d) Santons qui ayent ces) pouvoir, 6c ceux qui ont charge de faire les prières, d’apprendre la créan-» ce 6cc.
33 lis ont un Evangile, qu’un vieillard leur lit, 6c croyent, â ce qu’on dit,» a la Sainte Trinité. Ils observent la Pâque 6c quelques autres fêtes dessi Chrétiens. . . Noël, la Circoncision, l’Epiphanie. . . ils appellent le jours> de l’an Iftrenes , mot sens doute corrompu de celui d’étrenes. . . Ils ont aussi9> de la dévotion pour Sainte Barhe. . . Leurs assemblées sont fort secrètes ; ils39 disent des Oraisons sor du pain 6c du vin, qu’on distribue â toute l’assem-s, hiée. Ils n’ont ni jeûne ni abstinence, sinon qu’ils ne mangent jamais de la33 femelle d’aucun animal. . . On remarque qu’ils jurent par Saint Mathieu93 6c Saint Simon, quoi qu’ils ne les connoistènt pas. « . On voit parmi eux.3> . . . une Eglise. . . . semblable aux nôtres. . .
„ Cette Nation preíqu’inconnue, quoique logée dans le cœur de la Syrie,„ semble tenir du (e) Mahométan, de l’ancien Persen 6c du Chrétien. Elle„ ne mange point de pourceau avec le premier, quelques-uns disent quelle39 (f) adore le soleil avec le second: elle (g) boit du vin 6c se moque de l’ab-3, stinence du Turc avec le troisième, 6c ce qui est considérable, (h) elle prie>, pour la venue des Chrétiens.
„ Leur language est Arabe. : . " ils portent sor eux des billets talifma-Niques pour se conserver la santé. Cette superstition leur est commune avec lesAutres Orientaux.
11 y a apparence que les Kelbins ou Kelbites ne différent pas des Kaferies ,
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(a) II vaudroit mieux dire que Najferie est un nom corrompu de Naz,ariott ou Ndz,arìm , que les Ma-hométans donnent par mépris aux Chrétiens.
, , propos de ce penchant, je remarquerai ici une coutume que le P. Bejfon attribue aux Syriens;Sf . , ^bâtier le voleur & celui qui a été volé. Par ce moyen, disent-ils, on rend les gens plus avisés.Mais le Missionnaire remarque fort bien, que la crainte du châtiment empêche les gens de se plaindre SCpar conséquent que les vols n’en sont que plus fréquens.
(c) Ibid. Ch. 2 . u r ì ,
{d) II veut dire fans doute les Prêtres.
(e) Et du Juif.
(f) Ce qui est faux suivant Hide. Voy. au Tom. II. des Mat. Dissertât, sur la Religion des Ganrn.
etal st u on vient de donner prouve beaucoup mieux leur conformité avec le Christia»
(h) Cependant ce Missionnaire nous dit au même endroit, qu’ils fe donnent pour Turcs â ceux quijeux demandent compte de leur Religion.
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