292 DISSERTATIONS SUR LA
explication & lui fi t découvrir heureusement dans la cérémonie de l’Agneau pas-cal «rapportée dans l’Exode un paísege tout semblable selon lui a cette nouvel-le explication.
Il paroissoit de tems en tems des livres remplis de sentimcns extraordinai-res & oposes à l 5 Eglise Catholique. La Faculté de Paris en condamna un oùelle fit l’extrait de trente-cinq Propositions pour la plupart Luthériennes. Elii 5 z5. elle en condamna qui étoient tirées aussi {a) dauteurs soípects de Luthéra-nisme & d’autres opinions contraires à la doctrine établie dans l’Eglise Catholique.
Cette même année Strasbourg & Francfort coinmencerent à avoir du goût pourle Luthéranisme. Les Souverains de Saxe, de Hesse Sc de Brunswick penchoienCaussi déja vers la nouvelle Reforme : ils ne tarderent pas a se déclarer Luthériens.Albert Grand Maitre de l’Ordre Teutonique suivit leur exemple & se mariaen 15 z 6 .
Enfin Luther s’étoit marié aussi avec la Religieuse Catherine Borre. Oe*colampade l’imita l’année suivante 1 5 z6., & pour mieux résister â l’humani-té, qu’il ne haiííòit pas, non plus que Luther, il épouse une belle jeune fille.Les soins du mariage n’empêcherent pas le Docteur Saxon d’écrire en termesfort peu meíurés contre Erasme fur le libre Arbitre. Il eíseya aussi de gagnerGeorge Duc de Saxe & Henri VIII. Roi d’Angleterre. Celui-ci répondittrès-vivement, ce qui lui attira de la part de Luther une répliqué encore plusvive & même três-peu respectueuse : mais malgré les oppositions du Roi d’An-gleterre le Luthéranisme fit quelques progrès dans ses Etats, 6 c Luther tâchade les rendre plus considérables par la traduction qu’il fit faire du NouveauTestament en Anglois, conformément â la version ôt aux explications qu’ilavoit donné en Alleman. A la Diette tenue â Spire au mois de Juin, où l’onpropose des reglemens íur les différens de Religion, toutes les délibérations seterminerent infructueusement & l’on se íepara avec plus d’aigreur qu’aupara-vant.
Pendant que les deux partis s’aigrisiòient i’un contre l’autre en Allemagne,P Université de Paris continuoit ses Censures. Elle censura une seconde foisle nommé Louis Berquin , qui se fit enfin brûler â Paris en 15 2.9. Ellecensura aussi quelques Ouvrages d'Erasme, & principalement ses Colloques,où l’on trouve des traits vifs contre les excès des dévotions monachales & con-tre la préserence que leur donnent les bigots fur la véritable pieté & fur le cul-te que l'on doit â Dieu, avant quelqu’autre hommage que ce soit. Quelquespropositions d’un Religieux nommé Bernardi furent aussi censurées. Je passeici les commencemens de l’assaire du Divorce d’Henri VIII. qui donnerentlieu à ceux de la Reformât ion Anglicane.
La nouvelle Reforme étoit divisée alors (en 15x7.) en Luthériens & en Zwin-gliens. Ils écrivoient &c disputaient fortement pour la défense des opinionsqui les avoient désunis. Luther se détermina pour {'Ubiquité • ce sentimentqui consiste â mettre l'humanité de J. C. par tout où est se divinité, selon
se
qui a déterminé à ces traductions c’est l’expression ater an albus, blanc ou noir , par laquelle d’autres pré'tendent que Zwingle a voulu simplement donner à entendre que c'étoit un inconnu. Quoi qu’il ensoit , les Luthériens ont attaqué les Sacramentaires fur le songe de leur Apôtre, sans penserceux-ci pouvoient récriminer par la conférence de Luther avec le Diable. Voy. là-dessus Hofgimen ub*supr.
(a) 14. d’un nommé Mesgret, 31. d’un ctttwnWolfgangSchut. Elle condamna auffi quelques ouvra-ges de cet auteur, plusieurs propositions d’un certain Pierre Caroli , plusieurs autres de Poiignt & -Saunier .