MAHOMETISME. • 6r
seau de Prophétie fut mis entre ses deux épaules, 8cc. il a fait lui seul plus demiracles que tous les autres Prophètes ensemble, LL le moins qu’on en comptede se façon c’est un millier : auíh a-t-il eu plus de Sectateurs que tous les Pro-phètes qui l’ont précédé , 8c les Anges mêmes sont venus pour l’entendre 8cprofiter de íès instructions, Au sortir du sein de fa mere les Idoles des nationsfurent renversées, 8c pour lui il commença de vivre en adorant Dieu. Il nac-quic circoncis, il parla & pria dans son berceau ; la nature lui fut si affection-née que les nuées se rendoient autour de lui pour le garantir du soleil. Dieu luidonna la science universelle, a lexception de cinq mystères, que même il luicommuniqua dans la fuite ; á condition néanmoins de les tenir cachés au restedes hommes. Il le fit Prince 8c Seigneur de tous les enfans d’Adam , il luidonna quatre Anges pour conseillers. C’est par le Prophète Mahomet que laNation des Arabes ses compatriotes est devenue 1’'élite des Nations ; auíu fub-sistera-t-elle la derniere. Tous ceux qui restent fidelles à fa doctrine jouissentd’un nombre infini de privilèges dont Dieu a privé tous les autres peuples ; &c lesAnges combattent uniquement pour eux. L ’Alcoran distingue ces fidelles d’unemaniéré excellente en les appellant seuls riches , puiffans ,_ fidelles , croyans 8cc. tandisque le reste des hommes ne mérite de íà part que les noms à’msdelles, àc pauvres&c. Ces fidelles Musulmans auront la prééminence sor tous les peuples au jourde la résurrection. Ils sortiront du tombeau sous les auspices de Mahomet , quiressuseitera avant tous les autres 8c se rendra à la place où se tiendra le juge-ment , escorté de soixafite 8c dix mille Anges 8c monté sor son Al-Borak. Ses fi-delles se rangeront sous ses étendars munis de leurs bonnes œuvres, 8c même decelles qui auront été faites pour eux 8c à leur intention : au lieu que les Na*lions qui l’ont précédé n’auront pour tout mérite que le peu de bien qu elles pour*»ront produire. Heureuses encore de pouvoir se présenter avec un peu de bien J tan*dis que les infidelles ses contemporains , 8c tous ceux qûi dans la soite.dessiécles n’auront pas cru à íà doctrine seront traités comme des pauvres ôc desmisérables. ' , .'L
Tous ces privilèges sont admirables : j'en obmets un grand nombre qui cer-tainement ne le sont pas moins : mais je n’en dois pas oublier deux particuliers quele Prophète si souvent charnel , s’il est permis de se servir ici de ce terme, eut soin de seréserver. Ce fut de baiser une femme en un jour de jeune 8c même de sbire quelquechose de plus, sopofé que le besoin fut trop pressant: 8c comme quatre femmes ne luiíùffisoient pas, bien que, selon les Musulmans , les Prophètes ses prédécesseurs en ayentCU assez avec quatre ; il lui fut non seulement permis de paíser ce nombre, mais enco-re de regarder amoureusement toutes les femmes étrangères, Lc de se retirer secrète-ment avec elles. Qu’on ne s’imagine pas que ces excès de convoitise diminuas-sent ni devant Dieu, ni devant les hommes la sainteté 8c la pureté du Prophè-te. Outre qu’il nous est représenté exemt de toutes sortes de péchés, 8c qu’iln’étoit pas possible qu’il commit aucune action malhonnête, tout ce qui sortoitde son corps étoit pur, même juíqu’aux moindres soperfluités, comme son urine.,les cheveux &c. Il n’est donc pas surprenant que ce corps ne se corrompit pointse mort; 8c c’est ce qui, selon les Arabes, est arrivé à d’autres Prophètes^1- Il lui falloit donc quelque chose de plus qu’à eux, parce qu’un tel pri-ue ge n’auroit pas assez distingué l’Apôtre des Musulmans. Voici dés distinctions. entes - Un Ange garde son tombeau, 8c dans ce tombeau l’Apôtre, qui7 Vlt ' ne manque jamais de prier dans le tems de la prière de ses fidei-
es. ng e garde le tombeau l’avertit exactement des prières qu’iís
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