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[Volume III.]
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66 DISSERTATIONS SUR LE

de la Monarchie des Perses contribua for tout aux grands succès ~de Mahomet ,*l’on voit austí que la prospérité des Musulmans Commença par des conquêtesíur la Perse. On prétend avec raison que des brouilleries intestines causées parles doctrines de Manès ou Manichée , Sc d un certain (a) Mazdac bâtèrent beau-coup la ruine de cet Empire : Sc si l’on y ajoute les détronemens continuelsdes derniers Souverains de la Monarchie, les parricides, Sc les intrigues des en-fans contre leurs pères , on sera moins surpris de voir un petit facteur devenuProphète ou fanatique causer par la réunion de tous les Arabes fous íà Loi lachute entiere de la plus grande Monarchie de l’Orient. Gette réunion fut d’au-tant plus fatale â la Perse , qu’avant cela même les Arabes ne pouvoient ques’aftirer le respect des étrangers (b) par Tétât florissant de leùr pays. Outre ce-la ils avoient des qualités toutes propres à faire des conquerans Sc des vain-queurs. On nous les représente comme accoutumés â une vie dure > ennemisdu luxe Sc de la molleste dès Grecs Sc des Perses : ils étoient extrêmement so-

bres dans le manger Sc ne faifoient point d’uíàge du vin.' L’Arabie étoit peu-plée par elle même, Sc l’étoit encore aux dépens de l’Empire Grec , d’où kpersécution, comme je lai déja dit, avoit chassé beaucoup de sujets qui setoientréfugiés en Arabie.

Mahomet né dans ces favorables circonstances , eut tout le génie & tout lébonheur nécessaires pour en profiter. A ce que j’ái déja remarqué for cet ar-ticle, il faut ajouter que la division de l’Arabie en Tribus indépendantes lui focextfêmemènTqvántâgeuse ; ; qtíe dans cette chaleur d’imaginàtion fi ordinaire auxclimats Méridionaux & qùi prédominent en lui , il peut être vraisemblablequfonc espèce dè^ pieté ou de dévotion 1 ait porté â se foire le restaurateur de kfoi d’Abraham Sc des (c) Prophètes, fous en excepter J. G. même ; que sembla-ble aDòstl Quixòtte Sc réparateur des t ot s comme lui, il ait voulu en vrai Chevaliererrant vanget for les Religions qu’il appelloit fausses les outrages qu’elles lui parois-foiestf fáiré; a ! Pieu. Qu’énfoi'té l’ambition se soit mêlée dans ses projets , ÔCqssil ait cherché i devenir chef politique Sc chef spirituel de l’Etat", cela estencor© asse-2 vraisemblable ; Sc íàns doute il ne lest pas moins que son fanatiseme à été ploys artificiel que naturel ; parCe que, comme nous Pavons déja dit, ilâ 1 ïtìarqUé tiróp de sagesse Sc trop de prudence dans la conduite de ses projets,pour les croire des fruits d’une maladie d’hypochondre , ou des foires de con-vulsions &-ès i - -

Un auteur Anglois (d) semble insinuer qu’il ne- manquoit â Mahèmet que deslumières acquises Sc une véritable connòissance des principes du Christianismepour en foire uri Réformateur. Au contraire nous le regardons généralementcomme Tërìftemi le pllis cafitáP de la Religion après Satan. A la vérité la hase

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, [(A.-Voy* ^nfe-DijPfèrtft» &e. ubi fupv p.. $<?. Ce Mandat prêchóit la communauté des femmes & cel-te des biens i fous prétexte que les hommes étant dêfcendus d’un fnême père, ils font tous frères. 11 pr£teridóit'étèmdre pàr èe r ;stloyest les divïfions que lês fémíuts & les richesses taítfent dans léirtionde : ce quiv'Msebfoiî pluk,-Lfêst, sersquk ces deux chà servrent'ausst communes que I'eau,de Hu sc l'herbe,èet lmp°ste r uç se ,^ grand nombre de .Sectateurs; eptre lesquels .étoit le Roi de Perse Cobadts ,qui iqjoMÎt 'sà propte fetrirhe'' pouf gá^e "dé fa con verfìóni~ "Après 1 a mort At Cabàdês la Religion des Magesa^ant été rétablie en Perse , il fut ordonné que ceux qui étoient nés du commerce illégitime que le Roiavoit autorisé par son exemple seroient faits esclaves ; & l’on croit assez que ces ordres ne causerent pasmoins de brouilleries que la doctrine impie du faux Prophète Mazdac. Voy. cette histoire tout au longdans Poccockii specimèn #cì p-, 7©. • • - .. :,1 . ;;,.o >'■

(b) Sale ubi sup. Sect. z. p- 37. - ■ ' - •

(c) Voy. Ch. z. de Y vHcoran.

{d) Sale ubi lup. p. 40. : . . ....