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[Volume III.]
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MAHOMETISME.

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stt est moins forte depuis que divers ûvafis ôilt travaille â dévelòper les princi-pes de ses dogmes Lc de ía Morale. Ge qui nous irrite le plus contre Mahometc’est cette effroyable-destruction des Eglises a Orient > ces usurpations des plus re-ligieux monumens de la Chrétienté, & la prodigieuse rapidité avec laquelle lesArabes Le les Sarasins portèrent le croissant jusques dans le coeur de l’Europe.Mais la premiere cause de ces destructions d’Egliíes &c. étoit due aux Chrétienseux-mémes. Ils facilitèrent aux Mahométans les moyens dé s emparer du biend’autrui sek pour-se vanger d’une injure, où pour d’auíres motifs aussi peudignes de L’Evangile de J. C. des-Chrétiens introduisirent les-Mahometans jusques dans le coèur deÌ’Eípagne&: de la France.

Les ennemis domestiques dé Mahemet (j’apelie ainsi ceux de ses compatriotesqui se déclarèrent cóntrélui) doivent être regardés austì comme des instrumèns de íágrandeur» Quelque désir qu’íì eut detre reconnu pour un homme extraordi-naire député ou ambassadeur de Dieu , pour aprendre aux hommes la volonsde cet Etre suprême ; il y a toute aparence quil seroit resté simple Prophète*si les ennemis dont je parle ne l’aVoient forcé de prendre les armes pour se dé-fendre contre eux â de s’enfuir avec précipitation pour daller chercher du secours& s’empêchér detre òprimé. Le succès surpassa certainement leípérancedu Pro-phète. En se défendant il défit ses ennemis , ôc ces premiers avantages for-mant un parti pour lui * il se vit bientôt chef d’armée & en état d’être con-quérant. Telles sent les opositions qui de tout tems ont formé les héros & lesgrands hommes. Les Ceíàrs ne se sent pas faits autrement ; & qui ignore que dènos joiirs quelque chose dé pareil a donné un Prince Eugène à l’Empire ? GEfut alors que Mahomet, tout â là fois Prophète, Legistateur, Chef d’Armée ôiConquérant-, disposey s’il fáûé àuíïì' dire * dé Tèrítousiaíme des vainqueurs ôfcdes vaincus. Dès quil eut surpris l’admiration, des uns & des âutres, tout de-vint surnaturel en fui j & l'on cttìt toutes ses actions mystérieuses. Ëtbit-ildafts k retraite au fond d’un io>dhèr f il'y'rétevoit les conseils de Diéu^ ’okchercha dans les terris îç$- plus rèctìlés les Otàëles : 4t les prédictsens, qui le pto-mettoièht au mondé. On dé trouva même Ptédk dâris !es r W - Pseaumfes soublc nom dé {h) Couronne de gloire, qu ;de Mahomet ,- Le dans un paííàge du Detiter<>-tiome , où il est dit que Dieu est véïÁndutrions dé Siffai' -y^qri’il setìèvé'dfeSair, quil s’est manifesté de Paran. Ces tróis máiiifestationS, disent les : M abfr*metam , signifient la Loi donnée à Moïse , TEvangilé donne à y J. G. & ÎAkoTdto

en dons Merveilleux, ri'àyem iriyerité en-fa faveur (ch cette'

'prophétique qttis’ést

PJèatt. 50. Voy. Poccock^ not. ìn Abulphar. de orìg. sir ab. p. 183. 184. & 185. touchant ces pré-tendues Prophéties.

(b) Corona laudata : ce dernier mot en Langue Syriaque eít Mahmud.

(<) Consolateur. Voy. touchant Mahomet iBaraclet d ’Herbtlot ubi lup. tittòí P,àrmliéha. qi La Lumiércprophétiquefes Arabes nest^cfe me íemble, que le seul effort de la raison, par’lequél lôîhommK'. S ’éieYent sans révélation jusqu’aux plusisufelimes devoirs, de la Religion nâtúfeltó- Ges;ifforts de** l<on ' fapléènt en eux à la révélation des Jùifs & , des Chrétiens* On pdurroit fcaipparerses efforts,à.de pe>*deP ru ’^ eaux vqui conduisent à Dieu ces fidblles ineotinus A cachés aúx yeux des hommes ^ tandis que ìes ft-es déclarés atriverit au.Çiel pàriléFlmvé de îaGtacet. Voy. auíli Vie de MahomitÀ&-BmîHMiídlí&f> ubisup.jOcc trouve *. que íetoales Mujhlmans\ cette lumiere< rie éteindra , jâmaiìs airienement pqmWf«sommes; que par elle on acquiert une habitude de prudence & de sagacité qui découvre souvent P avenir a ihbni-fáe, & meme le fond des coeurs de ceux qui lui parlent . Cependant ils la distinguent du don de Prophétie &c.

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