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[Volume III.]
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68 DISSERTATIONS SUR LE

s’est répandue for tóus les Ancêtres de Mahomet , quoique d une maniereextraor-dinairement inférieure à l’.cclat quelle a eu en lui. Après cela pour donner uneautorité tout à fait légitimé a fa million , il n’a pas seulement fallu justifier íèsvices & íès défauts ; on a dû y trouver aussi des {a) principes de vertu.

S’il faut rabattre beaucoup des éloges excessifs que les Musulmans, ont donnéà leur Prophète, il est pourtant bien permis de lui accorder d’excellentes quali-tés. Il est absurde de s imaginer , (h) nous dit un Anglois , qu’un nûjerahîehandit dénué de toute vertu, fans principes, fans lumières ni acquises , ni na-turelles , ait pû íè mettre a la tête du plus surprenant projet qui soit jamais en-tré dans l’eíprit humain. Je fuis forcé de répeter ici ce que j ai déja dit en d’au-tres termes. S’il n’avoit pas du savoir , il avoit au moins de l’eíprit & de. lapénétration ; s’il n’avoit pas de la Religion , il avoit au moins une hypocrisiepleineîd'adressie. Accordons lui aussi quelque connoissançe des devoirs moraux,de cés devoirs dont on n’a pas refusé la pratique a divers Payens , qui valaientmoins que Mahomet.

. Pour achever le ; caractère de ce Prophète , voici ce que fauteur de ïa traduc-tion Angloííè' de l’Alcoran a. recueilli fur cet article. Il avoit le jugement ex-;cellent ' & la mémoire très heureuse. Par 1 expérience qu’il s’étoit acquise dansiès voyages , il avoit extrêmement profité dans la çonnoissance des; hommes,c’est-à-dire des Arabes, des Syriens, & des autres voisins de l’Arabie. Il par-loir peu, il avoit beaucoup d’assabijstéj<beaucoup d’égalité dans l'humeur ; ilavoit de grands égards pour Íès s inférieurs. f, Sa.converlàtion étoit gaye Sç libre,mais" cependant-fans y rien mêler d’osteníànt; pour íès amis. A tout celao.n ajoute qu’il étoit extraordinairemept prévenant & pffideux envers ceux qu’ilvouloir gagner. G’est en vain qu’on chercheroit dans ce caractère le fanatisme in-volontaire, &: les convulsions.épileptiques.-; C ; T ; -

Mahomet , ajoute le même Auteur, crut devoir commencer le nouveau système doReligion dans fon domestique ; il convertit Aabord fà famille, Lc même, par desvues politiques qu’il est inutile d’expliquer , ih,commença les conversions par làfemme & continua par ceux qui lui étoient-les plus>devoués après elle. Lamission prophétique ne fut divulguée qu’après avoir fàir une petite recrue degens affidés , entre lesquels fè trquvqit , un , qui étoit un personnage

d’autorité à la Mecque : mais. avant que_de déclarer publiquement fa Vocation ,il voulut s’aífurer à’Ali fon pr.qche parent, jeune homme dont le caractère luiparut propre à défendre d^á nóuyeaqtés d£ Religion 3 . car outre qu’on nous ledépeint comme préfòmtuepx;,; éntreprenanç Jte. -Hardi * Jf.étqit né d’un tempéra-ment fi plein de feu, que 'cela Jèuí létoit capable, dc tourner fon imagination versles> excès du faux . zélé & du -fanatisme.,-! Lqpíque Mahomet j en déclarant haute-ment fon apostolat à toute íà parenté , lui demanda de l’affistance ; per-sonne ne daignant répondre aux pressantes exhortations de l’Apôtre, Aïi fèul ne

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(a) Par exempìéAoaqìistísie h polygamie'de Mtthoiïktf tâVu&ge dès Arabes ck son tems & parl’exceífivëchaleur du paysiiqui poste TrincontinierìCe; On a auffi déguisé cette incontinence sops'le saint prétexte depeupler 1 la terre d z Miisitlmans, St deéréer d r es élus. ò Rosir accomplir un si légitime dessein, il 'fàlloit ou-tre plusieurs femmes , quelques Concubines & mâstíé aùtorisef lés jeunes gens à fructifier. dès qu’ils lepourroient, ainsi qusrl'a remarqué Chardin. Voy.- fur ce qu’orf avance pouf j siílife les vices de Maho -met, ct que j’ai dit ci-dessus. Sale ubi fup. p. 40. &41. BóulamvHliers ubïínp. p. x68. & fuiv. cet Auteurs’y étend beaucoup fur les motifs qui peuvent avoir porté Mahoma à permettre la polygamie.&.le cory

cubinage. A- ; - " \ ; v “ ( r ' :

(^) uhi sup. p. 41. ' v'