mahometisme.
Fairé ses passions & de prendre les femmes d’autruï • (a) en quoi l'on peut dire qu’i.1portoit l’impudence & le blasphème jusqu a faire la Divinité complice de Ces cri-mes & de ses passions. On trouve assez d autres choies de cette nature dans cetAlcoran. Ensuite on pourroit leur montrer que la Doctrine de l 'Alcoran estcontraire à celle de l’Evangile, que Mahomet reconnoit pourtant pour très-véri-table* & prouver par la Tradition,* que les (h) exemplaires de l’E vangile n’ontjamais été corrompus. ..On pourroit leur montrer aussi l’abíurdité de leur ar-gument des choses abrogeantes ôc des choses abrogées qu’il y a dans Y Alcoran ,leur faire sentir qu’avec un tel raisonnement pn pourroit sauver toutes les absur-dités & toutes les contradictions des Livres les plus ridicules,
Mais qu’il en est peu entre ceux qui vont en. Levant |qui seulement fâchent mé-tdiocrement i’Arabe í bien loin d etre en état de tirer des livres Mahométans cequ’ony trouve de douteux, de faux & d’absorde , pour servir ensuite d'objec-tions contre le Mahometisme. S’il étoit bien vrai que les Mahométans fussent en-nemis des disputes de Religion , je demanderois comment il peut être possiblequ’en Perse , aux Indes, ôc ailleurs les Missionnaires du Pape en convertissentun si grand nombre á la foi de l’Eglise Romaine ; & cependant le fait est comnu & incontestable. Car sens parler ici de Râimond Lufle , dont les Actes pu-bliés par Sollerus nous assurent qu’il avoir souvent disputé avec eux en Afri-que & ailleurs, voici un témoignage recent èc non suspect, puis qu’il est d’usttrès habile homme, qui nous a donné la meilleure version que nous ayons en-core vue du Livre de Mahomet. C’est à l’Abbé Maracci que nous devonsce té-moignage & .voici comment il parle dans la Préface de se traduction. „ (c) \ C’est,, une chose, dit-il, que je fais de science certaine , aussi bien que tous ceux„ quf connoissent un peu les Mahométans, qu’il est très permis aux Chrétiens de„ disputer avec eux & de vive voix & par écrit , lors même qu’on se trouve„ sor leurs terres, pourvu d un côté, que ce ne soit pas d’une maniéré publse„ que , quoi qu’en quelques endroits on le souffre 3 & que de l’autre, on le„ fasse avec modération , sens mépriser ou injurier l’Auteur ou le Livre de„ Y Alcoran ; & qu’enfin ce ne soit qu’avec des personnes diseretes , avec qui,, on ait quelque liaison d’amitié ou de familiarité. (d) En ce cas-là rien n'em-„ pêche que modesement , & comme pour sinsruire plus à fond de ce qu on ne fait,, pas , on ne leur demande raison de certains articles de leur créance , fur tout paf„ rapport à quelques pajfages de nos SS. Ecritures , qu ils appliquent ou qu ils expli-
))
(a) Voy. les Notes de M. Sale fur le Ch. 33 . de l’Alcoran.
- (-) Voy. Eajle article de Mahomet où il cite un passage de Pocock _à ce sujet, lequel se trouve p. t8<&'du fpecimen.
(c) Je mets ici le texte Latin :1a version est de M. D**. „ Certum apud me , 8c apud eos qui rem„ hene norunt, omnino est, sc linguâ& calamo sas esse cumMahumetanis, etiam in ipsòfumregionibus,„ a Christianis disputari ; dummodo id publicé non fiat (quamvis 8c hoc alicubi.permittatur) &„ citra„ omnem in Mahumetum 8c Alcoranum injuriam aut convitium ; & cum iis quibuscum amicitiarn ac„ samiliaritatem contraxeris. His poteris modeste & veluti discendi cupidus multa circá eorum legerm„ ac sectam, praesertim e sacris litteris perperam ab ipsis usurpata, proponere, rationem exquirere., quas„ in contrarium faciant sine contentione objicere , si quid ipsi contra religionem nostram proférant pru-,, denter refellere, imò & religionis ipsius mysteria exponere, eorumque veritatem demonstrare. FaciunC,, hoc quotidie & impuné miffionarii nostri & faepe non sine fructu. Oaid ? quod non fermonibm tantum ,„ sed scriptis editis, Mohammedcmi & nostri de religtone controversias difceptent. Scripferat aliquis libmm con -,,, tinentem dogmata Christiana hoc titulo , Spéculum verum ostendens. Libri titulum & doctrinam admí-„ ratus (fmt ipjk Guadagnoli verba) nobilis quidam Persa Ahmed filins Zìn Alabedin ...... plura ob-
,, jecit speculo, & quasi illud expoliturus suarum objectionum congeriem Politorem fpeculi nominavit, in„ quo universa Catholicae fidei documenta evertere conatur , praecipué divin» Trinitatis & Divinitatis„ Christi mysteria, eorum loco substituons Mahometi mendacia.
(d) Cela n'est pas traduit avec toute la précision possible.
Tome K A a