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[Volume III.]
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MAHOMETIS

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tes Je Religion n’ont pas toujours été défendues en Turquie, &: qull pourroitarriver qu’on rendit un jour à cette occasion la même liberté qu’on y avoitauparavant. ., a

2 .. Outre cela je voudrois àustì qu’on distinguât les Lieux. O d-ne traite paségalement par tout les Chrétiens avec la même sévérité. Par exemple, il y àplus de liberté dans la Perlé que dans la Turquie en ce qui concerste lá Reli-gion, & même généralement en toute autre choie. Personne aussi n'ignore que noè 'marchands ont en divers endroits des Indes Orientales uct très grand commerceavec les Mahométans , Lc que l’on n’y a rien â craindre, d eux , patce'qu’ils mysont point en état de nuire : d’où il resolte qu’on y peut disputer de Religioníàns crainte & avec succès. > ' v- ! no

j. Enfin je voudrois quon fit plus d attention â la maniéré de díípUEer. Qti’ëíl - 1rendons-nous après tour, par disputer de Religion i SuposonsqU’il foit défendu m :certains pays d’expliquer au peuple le V. & le N. Testament' , & soe leur enrecommander la lecture ; de l’autoriíèr de vive voix Sc par écrit -, de fourniraux Mahométans les livres de nos Théologiens, d’appeller Mahomet tien faux Pro-phète , & de déclarer â haute voix, que J. C. est infiniment préférable; super-ions dis-je tout cela , n’y a-t-ií point d’àutre moyen dé frayée le chemin â f’Ê-vangile & de préparer les Mahométans â la connaissance de lá vérité de la Reli-gion Chrétienne ? Doit on ignorer que s’il y a une Religion qtiif so puissedé-montrer par la lumière naturelle y . Sc qui air avec este un parsoît rapor t, ctestcertainement le Christianisme , Religion juste Le raisonnable (a) i à mm égards.Voyons en peu de mots çe qui pourroit se dire en cette occasidftr • M ^ - •'

N’est-il pas permis, de parler de Dieu & de soi-rîieme dafis les pays Maho-métans ? Faisons d'abord attention â notre existence]; que noûs LMiL- un corps-6c une ame, & que ne nous étant,point soirs nousmênies, fíotfs devons tiretnotre origine d’une cauíè soperieure , qui est Dieu. Cela iíOUs ^engagé eàitea considérer la Nature de cet Etre soprême. Nous découvrons qUe Dieu dòitêtre infiniment- parfait -, qu’â juger de l’Homme par la raison-qufil firi a don-née il doit lavoir formé pour une fin très digne de lui , àst-â-dà pour seservir : & c’est-lâ austi ce qu’avouent les Mahométans eux-mèmeS dans TàSkMCh. LI. v. 5 6. Examinons nous ensuite, & voyons fi nmre eàncsement est-enétat de concevoir la vérité , & de discerner les choies utiles de câs- qui ire sesont pas, les bonnes choses des nuifibles, les nécessaires. d« MdiEétzeMes ; - 'fi- fil-tre volonté est inclinée â aimer Dieu, â lui obéir át à lui 1 rendre : cr qui^lui èïldû; fi de même elle l’est pour rendre aux hommes ccq-u'on'seWx doit. Ápànous être bien examinés sor ces articles,. nous trouverons que nous ne sommespas tels que nous devrions être à cet égard, & qu’au contraire nous sommesbien difFérens de ce que nous devrions être en qualité d ouvrage de la -maindeDieu. Nous reconnaîtrons par ce moyen notre misère, en ce que tels quenous sommes nous ne sourions lui être agréables , ni nous unir. à lui pat lapratique du bien.

Julques lâ les Mahométans ne íàuroient refuser de nous écouter , puis qu’ilsparoiíîent fi convaincus de la misere de l’homme Sc de son inclination au pé-ché,

(a) On a beaucoup écrit en Angleterre pour prouver cela. Mais ces mystères obscurs & sublimerdu Christianisme, que deviennent ils entre Tes mains cfe ces Auteurs ? Voilà ce qu’objectent les ortho-doxes de toutes les Communions Chrétiennes. J’appelle ici & ailleurs orthodoxes ceux- qui suivent rigide-ment la Lettrine courante de leur. Communion.

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