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L A L C O R A N. m
gros volume des seuls titres.Outre cela il a été paraphrasé al~
legorisé ; on a extrait de l'Aìcoran , comme chez nous de la Bible, des fleurs, dessentences &c. Sc il ne faut pas douter qu a force de rafiner & de subtiliser furle texte de ce livre, on ne lui ait fait dire enfin beaucoup de choies auxquellesfauteur n’avoit jamais pense. Je ne touche point ici aux controverses qui s eleve-rent contre 1 éternité de l'Aìcoran : mais je crois devoir dire quelque choie d’uneprétendue Secte, qui a fait de ce livre un (a) Etre animé, tantôt homme Sctantôt béte. Cette Secte avoit pour chef un certain Al-Jahedh. Sur quoi pou-voit être fondée (h) ion opinion ? Ne cachoit elle pas quelque allégorie? Peutêtre vouloir on dire que l'Aìcoran étoit raisonnable ou déraisonnable , selonqu’il étoit bien ou mal expliqué par les Musulmans. Les plus orthodoxes diíènt
de même que l'Aìcoran a deux faces , lune d’homme 6% l’autre de bête : Sc
l’on nous assure que cela ne doit s’entendre que du double sons dont ce livre estsusoeptible, qui est le sons littéral, Le le spirituel, ou moral.
Avant que de passer à la Confession de foi Mahométane , qui doit íuivre cet-te petite Dissertation , il faut remarquer que les Sectateurs de Mahomet apellentleur Religion Ejlamisme , ou Islamisme du mot isam, par lequel ils prétendent si-gnifier , (c) la résignation, ou la soumission du corps Sc de lame au sorvice Scaux commandemens de Dieu. On peut aussi rendre ce mot par (d) Religionqui sauve , ou par état de salut. Selon les Mahométans tous les hommes naissentdans l’jsamisme , mais 1 éducation , 1 exemple , Limitation, les fausses vues Lee.les en détournent. Certe opinion est fondée fur la simplicité de la Religionnaturelle, qui nous méne droit a l’unité de Dieu & à la règle génerale de nosdevoirs. Suivant ce principe tous ceux qui, avant la mission de Mahomet ontcru l’unité de Dieu &c fui l’idolatrie sont tenus pour bons Musulmans. Dieu, di-sont-ils encore, n’a jamais permis que le monde fut entierement privé de fidel-les. Il y a eu des Musulmans depuis Adam jusqu a Noë : mais du tems de ce-lui-ci il n’y en avoit que 8o. dans le monde. Après la mort d’Abraham , ilresta deux Prédicateurs de la famille de ce Patriarche, Ismaël Sc Jsac Lee. Com-parés ces idées a celles que nous avons de la perpétuité de la véritable Eglisodans les tems les plus marqués de la corruption du genre humain.
Visamisme a deux parties; l'Iman, c’est-á-dire, la foi toute simple, la spécula-tion ; Le le Din , c’est-a-dire la Religion , on a proprement parler la pratiquedes devoirs particuliers au Mahometisme , Sc celle des préceptes moraux, dans la-quelle il y a des Mahométans qui so distinguent d’une maniéré surprenante & quiforce nos sidelles de dire d’eux, comme les Mahométans ledifent des honnêtes gensChrétiens, ces dommage quilssoient insâelles. La dévotion de ceux-ci ne plie pastoujours sous le joug d’une régularité extérieure, Sc il leur est permis, au mi-lieu de cette infidélité dont ils so trouvent comme investis suivant nous, de s’éle-
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(a) Voy. Sale ubi sup. d ’Herbelot ubi sup.
{b) Ne mettons pas au rang de ces Jahedhites le Kalife Al-Whalìd de la face des Ommìades , que tousles bons Musulmans traitent d’impie & de réprouvé à cause de l’emportement qu’il témoigna contre Y AI-coran. On raconte qu’ayant consulté ce livre au hazard, il en eut pour réponse à l’ouverture, le méchantrebelle ne trouvera que du mal; ce qui irrita 11 fort Walid , qu’en aperçant à coups de flèches , il lui ré-pondit , tu censures donc les rebelles & les méchans ? & je le fuis moi ce rebelle. Au jour du dernier juge-ment , lors que tu te présenteras devant Dietij dis lui, Seigneur , c’est le Kalife Walid , qui m'a traité de laforte. Pocok. Jpec. hifi. Arab, p. 223.
(c) YD’Herbclot ubi sup.
(d) Sak ubi sup. 4
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