Band 
[Volume III.]
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i4o ABREGE’ DE LA

5. Qu’on íè frotte toute la tête & les oreilles.

6 . Qu’on sépare (ou écarte) la barbe (pour la mieux nettoyer) lors qu elleest épaisse & longue.

7. Et les doigts des pieds (les ortueils) l’un après l’autre.

8. Qu’on íè lave la main droite avant la gauche , & qu’on obíèrve le mêmeordre à ìégard des pieds.

9. Qu’on répete ces actes (de purification) juíqu’à trois fois.

10. Et enfin qu’on les continue íàns interruption juíqu’a la fin.

n.’ Cinq choies rendent cette eípéce de lustration (ou de purification) né-cessaire.

1. L’issue de quelque excrement que (a) ce íòit (excepto femme ) par les voyesnaturelles aux hommes.

2. Lors qu’on a dormi profondément (h).

3. Lors qu’on a (comme) perdu l’entendement , par (c) un excès de vin,ou que même on l’a véritablement perdu par maladie, ou autrement.

4. Lors qu’on a touché une femme impure , íàns qu’il y eut un voile (ouquelque autre vêtement) entre deux.

5. Ou enfin, lors qu’on a porté la main à ces parties du corps, que la bien-séance ne permet pas de nommer.

6 . Au reste , il est pourtant nécessaire de íè nettoyer y après avoir satisfaitaux besoins de la nature j ôc c’est ce qu’il faut faire de la main gauche , avecde petits (d) cailloux , & eníùite y passer de l’eau ( e) pour achever de íè

net-

• (a) * Je suprime ici une note sort'inutile du Traducteur, qui l’auroit pû garder dans ses archives litte- 'raires jusqu’à nouvel ordre.

(A) Parce qu’on suppose que dans un profond sommeil on a pû contracter quelque impureté j donton ne se souvient pas. * (C’est M. O** qui parle ici dans cette note , que M. Reland n’auroit pas dûse laisser enlever par son traducteur.)

(c) On sait assez que le vin est défendu aux Mahométans par un précepte de l ’Akoran Ch. z. v. z 19. & Ch. 5.Néanmoins beaucoup de Mahométans en boivent malgré la défense de l ’Alctran . & ne s’en abstiennent que pen-dant le mois de Ramadhan , qui est consacré au jeûne & à la dévotion. Il se trouve même .des Mahométans ,qui ne se privent pas du plaisir de boire du vin pendant ce tems de dévotion. Quelques Docteurs Mu-sulmans prétendent auffi , qu’à proprement parler Mahomet ffa défendu que l’y vresse causée par le vin,ou par quelque liqueur que ce soit ; ajoutant qu’il est sort permis de faire usage de petit vin, de celuiqu’on peut appeller vin de ménagé ; 8 c que même on peut en boire de sort , pourvû qu’on le fasse avecretenue. La politique peut encore autoriser l’usage du vin, parce qu’il dissipe ordinairement l’esprit& le dé-tourne des affaires sérieuses. Inexpérience aprend à Constantinople, & ailleurs, que les assemblées , qui seforment dans les bains publics &c. entre gens sages & qui ont toute leur raison sont tout autrement perni-cieuses que celles desyvrognes dans les cabarets. Auffi a-t-on défendu souvent les premieres & jamais les autres.

* Voilà précisément la note Latine de M. Reland que le Traducteur avoit déguisée à sa mode. Voy. ci-après.

(d) * (M. D** si peu scrupuleux , ou si peu exact tant en ce qui regarde le texte de son Auteur,que pour les notes, a eu foin de nous conserver celle que voici , qu’il a trouvée particulièrement dignede passer à la postérité , afin que dans tous les siécles on sçut comment les Grecs & les Romains se tor-choient &c. Voici donc cette importante note) c’étoit la coutume d’employer de petits cailloux à cetusage, & parmi les Grecs & parmi les Romains. C’est làrdessus qu’est fondé le badinage contenu dans unpassage du P lut us d'Aristophane. Un des Acteurs s’y plaint, que la disette de cailloux est si grande qu’on estobligé d’avoir recours d des gousses d’ail. M. Reland renvoyé ensuite à Florent Chrétien ; mais M. D** quîa si bien lû les Auteurs Latins, ajoute que pour les Romains, la chose est connue. A Végard des Maho-métans, ils n’ont garde de se servir de papier, comme nous, pareeque, disent-ils, on y a écrit, ou l’on y,peut écrire des choses saintes de la derniere importance.

([e ) Les commodités des Mahométans font de deux sortes. Celles des riches ou il y a toujours un grandréservoir d’eau bien entretenu ; & celles des pauvres où il n’y a point de réservoir ; maïs quand ils y vont,ils se pourvoient d’une bouteille d’eau , pour accomplir le précepte comme il se doit. * On est si per-suadé de l’antiquité de ce rite, qu’un Auteur ne craint pas de le faire remonter jusqu’à Adam (,, Adam

& Eve , nous dit gravement l’Auteur Arabe , furent instruits par un Ange dans la maniéré de se„ nettoyer le . . . & les . . . avec une mote de terre (gleba , que M. D** avoit traduit de

la paille , à quoi il ajouta la purification par l’eau. II leur aprit auffi celle qu’on appelle Wo-.’ don")' M. Reland dérivé Latrime (commodités) de Lavatrìna , comme qui'diroit Lavoir s ce qui" sem-