THEOLOGIE DES MAHOMETANS. 141
nettoyer. Cette purification íêra parfaite, loríqu’à la couleur, á la íayeur & àl’odeur de l’eau, on aura pû remarquer qu elle ria plus rien de mauvais.
III . De la Purification Terreuse ou Sablonneuse,
10. T^Arlons maintenant de la Purification sablonneuse ou terreuse , qu’on ap-is P e ^ e ainsi, parce quelle íè fait avec de la terre, ou du fable, au lieud’eau. (a) Il faut savoir que nous avons fur ce sujet quatre fondemens, ouquatre règles prescrites. '
1. La premiere, qu’elle íè fàíse avec intention de plaire à Dieu.
2. La féconde, qu on s’y frotte bien le visage.
3. La troisième, qu’on fasse la même choie â legard des mains ôc des bras,juíqu’au coude inclusivement.
. 4. Et la derniere, qu’on y observe exactement Tordre prescrit cí-dessus.
11. Joignez a cela les préceptes de notre Loi Orale (la Sonnas qui ordon-nent a ce sujet, 1. que la Formule au nom de Dieu &c. en fasse le préliminai-re. z. Que la main droite précede toujours la gauche, à legard des mains, ôcde même à legard des pieds. 3. Et enfin que tous ces rites fê continuent fansinterruption jusqu a la fin de la cérémonie.
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CHAPITRE IX.
Des Prières.
I. 1~ Es principes, ou les ordres divins fur lesquels la prière est fondée avec fesI j rites &c. font au nombre de treize.
1. L’Intention (b).
2. La magnificence ou la grandeur des noms de Dieu.
3. Le Formulaire d’unité de Dieu, Dieu ejl grand tkc.
4. La situation droite du corps (c).
5. La
semblerait supposer, ajoute le Traducteur, que l’usage de l’eau, I cet égard, n’étoit pas étranger aux an-ciens Romains.
(a) On ne se sert de cette purification. 1. que quand on n’a point d’eau. 2. ou quand le malade ne lasaurait souffrir sans fe mettre en danger de mort. Au reste par ce mot de fable il faut entendre toute forte de ter-re, même la terre minérale, & du minerai &c. Les Juifs prétendent aussi que faute d’eau on peut se laver avecde la terre. Voyez le Gemara Beracoth ; fol. 15. & nous apprenons de Cedrems (pag. 250.) que dans lesSyrtes d’Afrique des Chrétiens batiscrent avec du fable,faute d’eau, un Juif qui alloit expirer.
(b) Ch. IX. Sur le Chapitre de la Prière , on ne íéra pas mal de consulter M. Chardin , qui est fortexact à tous égards, mais particulièrement à celui-ci: & voici l’éloge qu’il fait de la dévotion des Mahomé-tans. „ Je ne puis m’empêcher de dire encore une fois que la prière des Mahométans se fait avec une„ réverence inconcevable, & qu’on ne peut regarder l’attention qu’ils y apportent , le zélé & l’humilité„ dont ils Raccompagnent, fans admiration. Ils ne remuent pas les yeux ; tous les mouvemens de leurs„ corps se font avec la plus juste mesure. Ils prient à voix entrecoupée , tantôt bas, tantôt haut, tan-„ tôt d’esprit seulement ; mais tout cela est si posé, si exact, si recueilli, qu’assurement ils nous font la„ derniere honte à nous autres Chrétiens. Ce qu’il y a de plus admirable , c’est qu’ils fassent leurs,, prières avec tant de zélé & d’attention, quoiqu’ils les fassent si souvent” : Voyage de Perse t Tome IV,pag, 120. Edit. in 4. de 173 5*
- (?) *(En général celui qui prie doit avoir le corps droit & immobile & les pieds joints. Il ne doit point tournerla tête. Voici cependant quelque chose de plus détaillé fur l'attitude des Musulmans dans leurs dévotions) í. Lecorps doit être droit, quand on commence la prière, & les main élevées tout près de la tête. II. Ou les mains bais-sées & jointes, étant posées fur le ventre. Cette attitude est en usage chez les T ures, mais elle ne l’est pas chez lestPersans, en récitant le premier Chapitre de l’^corà III. Ou les mains doivent être posées chacune séparémentTonte F* N n sur