THEOLOGIE DES MAHOMETANS. 147
5. Et enfin il fau: que l’on faífe une course entre (a) Sofa & Merva, lieux sacrésentre lesquels il faut courir íèpt ibis , & qui íònt á íèpt cent-quatre-vingt cou-dçes de distance l’un de 1 autre.
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(•.i. (a) Dans cette course , ils marchent d’abçrd lentement, ensuite ils courent plusvîte entre deux coï'Iïomnes : après cela, ils marchent de nouveau, tantôt s’arrêtant, tantôt regardant de côté & d’autre com-me des gens en peine d’une chose perdue : & tout cela doit représenter l’inquiétude d *Agar (mère deleur,grand Patriarche Ismaël,) quand elle cherchoit de l’eau pour étancher la soif de sqn fils dans le desert.Safa 6c Merva fopt deux lieux stères du même.Temple, où on a Accotztumé dej fairchses priAes r'8c cela,auíïibien que la plus grande partie des pratiques de dévotion usitées à la Mecque , se trouve établi nonseulement depuis Mahomet , mais se pratiquoit même avant lui , & avant J. C. de tems prefqu’immémo-rial: (au moins on le dit ainsi fur la foi des Ecrivains Arabes :) 8c cela fut cause que Mahomet n'eut gar-de de le fuprimer. Au contraire, ilTautorisa comme un article essentiel de fa Religion , qui lui gagnoitles cœurs des Arabes , attirait la superstition de tous les Peuples voisins au centre de 6 nouvelle Loi, &lui donnoit par là un air d’jmtiquité & de vénération , qui devoir la rendre respectable à tous les sié-cles. í ■ . ' '
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