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[Volume III.]
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r52 ECLAIRCISSEMENS SUR LA

les d’un MS. Períân, qui traite de différentes questions de Religion : quand

„ on vous demandera , en quoi Elites vous consister votre foi , répondes en,, cinq articles ; premierement je croi en un seul Dieu tout puissant & íòuve-„ rainement bon. Eníuite je crois a íès Anges, à íès Livres, à íès Prophètes, a„ íès envoyés ou Apôtres, a íès Prêtres ou (a) Imans , & enfin au jour du jugement”.Est-il donc concevable, que celui qui fulmine par tout contre les Juifs & con-tre les Chrétiens ; qui les dévoue à l’anathème & aux peines éternelles de l’en-fer -, qui déclare en termes exprès , qu’on ne peut se sauver dans leurs Reli-gions , s’aviíè néanmoins de les sauver dans ce même Chapitre (h) de íòn AUcoranì non; car voici comment il parle dans le v. 15. de ce Chapitre : cw* à quinous avons donné ce Livre, afin qu'ils le lisent d'me maniéré convenable , (cela veutdire avec attention & avec profit) y ajouteront (ou y doivent ajouter) foi ; maispour celui qu il n'y croira pas , il périra. Ajoutés a cela le v. 84. du 3. Chapitre:Quiconque aura embrassé une autre Religion que l'isamisme ; sa créance ne sera pointacceptée de Lieu , dans la vie à venir , il en récevra du dommage ; cejl-à-dire qu iln aura aucune part à la félicité.

J’avoue que plusieurs personnes disent que ces deux versets font une abro-gation de celui ou il semble que Mahomet établit l’indifférence : mais commentcela fe peut-il, (c) (puisque le v. 59. du Ch. II. où Ion prétend, qu’il la en-seignée est entre les deux que nous venons de citer, c’est-a-dire le 15. du mê-me Chap. a. & le 84. du Chapitre suivant, où il lance l’Anathcme contre tousies infidelles? Quelle apparence y a-t-il, qu’en un si court espace, il ait d’abordplacé dans le ciel les íèuls Mahométans 5 qu’eníuite il y ait introduit tous lesSectaires étrangers quelconques ; & qu enfin un moment après , il en ait chassétous ceux-ci, pour n'y laisser que íès propres Diíciples î)

C'est dit un Auteur Alleman (d), qu’il s’est contredit. ■ (e) (Fort bien. Par-ceque nous n’entendons pas le language d’un Arabe, nous diíons qu’il ne s’en-tend pas lui-même.) A moins que de s’imaginer que Mahomet étoit (f)une bête, incapable de s’appercevoir des plus grossières contradictions , & á latête d’un Livre , qu’il prépare pour la séduction de ses compatriotes , où il estdéja en grande réputation d’habileté & d’intelligence.

- Credat Judœus Apella , non ego.

Mais voici une autre raison, qui doit nous convaincre que Mahomet ne s’estpoint contredit fur ce sujet: c’est que de 73. Sectes, qu’il prédit qui íè forme-ront entre íès Disciples , il déclare qu’une íèule íèra sauvée (g) : fur quoi il

faut

(a) L’habile Traducteur ssest oublié fur ie terme â'AntlJìes, qui signifie en Latin, (& f urtout en La

sr 'à- E à. * e st â à

J/2 £ e est renscrmé dans les parenthèses est une addition du Traducteur.

(d) Htnkelntan, m Prgef. a d Alcor. fol. E. col. z.

(e) Autre addition telle quelle du Traducteur.

(f) u ieu de tout le verbiage renfermé dans ces parenthèses, il y a dans I- Latin ; verum nìa ....fonemfro corde Mohammed /*# e X ifi imet; ce qui veut dire fans paraphrase ; à moins

Mahomet n avoit pas le sens commun, ou plutôt qu’il avoit l’efpm bouché , U étoit^ooffill 7s’aperçut de cette contradiction. . t01t lm P°mble qu si ne

(£) Voyez l’Abbé Maracci dans la Prés. de son p ro dr. de la Refm. de l'Alcoran, p. 2 .