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[Volume III.]
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RELIGION MAHOMETANE. i 7 g

après serre enquis fore exactement des sontimens de la Synagogue (a) far lamort & la résurrection de J. C. me fit encore cette question ; & k s ProteJíans yMonsieur y croyent-ils que J. C. es ressuscité? En vérité, nous devrions tous avoirdans la poche un petit manuel de nos diveríès créances les uns des autres. Il au-roit son utilité.

XIV.

Si les Anges bienheureux peuvent pécher selon Mahometì

N On feulement les Anges ont un Sexe dans le Paradis, mais ce qui est en-core pire, ils peuvent pécher ôc ils pèchent actuellement, félon la Doc-trine de Mahomet. C’est l’accusotion que lui intente Thomas de Jésus , dans leLivre qu’il a publié touchant la Converson des Gentils ( b ).

Mais pour faire voir évidemment^ que c est là une pure calomnie , il n ’y aqu à renvoyer le lecteur à l’Abregé de la Religion Mahométane. Les Anges y sontreprésentés comme saints, exemts de péché, toujours auprès de Dieu, aífidus àexécuter íès ordres, & jamais désobéissons à íès Loix. Peut-on s expliquer plusclairement sor le caractère de ces esprits bienheureux ?

Il est vrai que les Mahométans , auslï bien que les Chrétiens , F nous parlent dela chute des Anges dès le commencement du monde , & entre autres de la ré-bellion d’un mauvais Ange qui commença la défection , & fut suivi par quel-

2 ues autres: mais cela n a aucun raport aux bons Anges , qui sont demeurésdéliés à Dieu & qui. ont été confirmés en grâce. Ils disent donc qu’un cer-tain iblis ou Azaziel , (c) (ce qui féroit croire , ou que Moïse a soit allusion àcette Idole des Payens plus ancienne que Mahomet -, dans l’immosotion, lexpor-tation & la malédiction qu il institua du bouc Azazél $ ou, ce qui est plus vrai-semblable , que les Mahométans ont tiré ce nom odieux des cérémonies du Lévi-tique, "pour le donner au Chef des Démons) ils croyent , dis-je , que cet Aza-ziel ayant été bon Ange & fidelle à Dieu, pendant quatre-vingt-mille ans de-,vint infidelle , parce qu’il ne voulut point faire hommage à Adam , ou l’ado-rer {d) comme Dieu l'avoit prescrit; en quoi il eut pour complices de désobéis-fonce les Anges Arot & Mar'ot. C est dommage que Dom Martin Alphonse Vi-

svaldo (e) n’ait pas trouvé dans ce dernier nom une nouvelle analogie entre lesMusulmans & les Réformés : (il (f) auroit pû dire à so maniéré que Marot , d'a-bord Ange fidelle des Mahométans , devint infidelle à Dieu & so perdit • ècque de même Clement Marot , après avoir goûté so Doctrine des Huguenots,se jetta dans le libertinage où il périt. Le parallèle en auroit été encore plusrisible.) , : ;

-. II

(а) Des Juifs.

( б ) Pag. 644.

(c) Dans toute cette parenthèse il n’y a que ceci de M. Reland 1 wrìim est . ; . Angelnm bonum fmjjèr blifetm cuì ante a nomen erat Azjd&ielt qaod confer cum hirco sis asti.

(d) Adorare eum : mais dans le sens Arabe adorer ne signifie que rendre hommage, comme orforxwsff»lans le Ch- 2 .. de S . Matths

O) Voyez dans une des précédentes Dissertations le parallèle qu’il a fait entre les Mahométans 8c lesJ rotestans. -

(f) *- e r aport de l’Ange Marot ou Poète Marot marque une vivacité d’imagination surprenants» P«U6on attendre autre chose de M. D** ?

Tome K Xx

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