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[Volume III.]
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18a ECLAIRCISSEMENS SUR LA

que nous ferons dans le ciel, comme des esprits a cet égard, &c de véritablesAnges (a)ì

Au reste si on veut voir cette matière des allégories licentieufes traitée à fonds,on ria qu’à consulter la (h) Dissertation sur l’Iliade d'Eomére , qui est peut-être lemeilleur Livre de Poétique & de Littérature, qui ait encore paru.

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Z. XVIII.

Si les femmes seront sauvées , selon Us Mahométans ?

V Oici bien une autre accusation ; c est qué selon les Mahométans , les femmesri entreront f oint dans le Paradis , & qu a'leur place , y feront introduitesde jeunes vierges (o) très-belles , très-nettes , & très-gracieufes, nouvellementformées pour les bien heureux , ôc bien différentes de celles qui ont brillé ence monde.

Au moins c'est ainsi que nous le donne à entendre Hoomeheek , dans la Som-me des Controverses {d) : Lc ce qui doit paroître encore plus extraordinaire, l’agréa-ble Auteur d’un Voyage de Constantinople , si curieux que M. Reland ne le parcou-roit jamais, qu’il ne conçut une passion véhemented’aller voir cette grande vil-le j passion innocente qu’il auroit, dit-il, satisfaite fans doute, s’il étoit trouvéíe maître de son sort. Cet Auteur donc, qui devoir costnoître ces Peuples, nousdit cntr’autres ; ,, que (e) comme les Mahométans ne permettent pas aux femmes,, d’aísister aux prières publiques dans le Temple (f) , ils ne veulent pas non,, plus qu’elles soient enterrées avec eux dans un même tombeau. Ce qui vient„ íàns doute , ajoute-t-il, de ce qu’ils croyent qu’elles ne feront pas avec eux„ dans le Paradis, mais qu’ils y en trouveront d’autres toutes nouvelles & tou-,, tes fraîches & beaucoup plus accomplies”. Il est vrai que la maniéré dontil s’exprime est un peu équivoque , quand il dit que leurs femmes ne serontpoint avec eux dans le Paradis: car on pourroit le prendre en ces deux sens, ouqu’elíes n’y entreront point du tout ; ou que si elles y entrent, elles feront dansun appartement separé.

M. Ricault riest pas si équivoque for le Chapitre des Mahométanes , il en faitdes espèces de Capanées , íàns Morale & sens Religion. „ Comme ces fem-„ mes, dit-il (g), sont élevées d’une maniéré fort retirée , qu’elles ne voyent„ presque jamais les hommes, qu’elles n’orit aucune vertu morale, qui les por-,, te à la modestie & à l’honnêteté, & qu'elles rioní point de principes de Re-ligion , qui leur fasse espérer en l’autre vie des récompenses pour leurs bonnes„ actions , óu appréhender des châtimeris pour les mauvaises , elles sont á cei, qu’on dit > les plus lascives femmes du monde. . .

(Si

(d) Voyez Math. Ch. XXII.

V) Cette Dissertation est de l’Abbé Terrajfon , qui ne se seroít jamais attendu d’être cité à propos duMahometìjme.

(c) Dans l’original il y a feulement, de très belles jeunes filles. Le choix Sc l’élegance des termes font

connoître que le reste est de M. D**.

(d) Pag. 16.

(e) Grelot y Voyage de Constantinople, p. 275.

- (/) Un Auteur Allemand nous assure qu’elles y ont un lieu separé , où elles ne font point vues deshommes pour de bonnes raisons , soit par rapport à la- pureté du cœur , ou à celle des Temples. Skifin.feyerabendt , Hist. Turc. Tom. I. p. 87. r

(g) Hiftoi™ de V Etatprésent de l'Entp. Ottoman , Liv. II. Ch. 21.