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[Volume III.]
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189
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■RELIGION MAHOMETANE. 189

home t j il fàut le presser íùr des articles dune toute autre importance; il se ut dis-tinguer ce qu’il a pillé des Juifs & des Chrétiens, & faire voir que tout le testene renferme que des puérilités & des dépravations manifestes de la pureté ad-mirable & inimitable de l’Evangile.

Mais , dit on , où a-t-il péché cet ssâM? Qu’est-ce que cela nous fàit?Comment pourrons-nous prouver a íes Disciples que c’est un personnage de soncrû, s’ils nous renvoyait à leurs Traditions ? ce qui ne íèrviroit qu’a accrocherou a ralentir la dispute. Par le même principe , nous pourrions leur deman-der, pourquoi ils donnent aussi à Pharao le nom de Walid , & a sa femme leíiom d 'Asas'ét a son Père celui de Muzahiw '? Pourquoi ils nomment le Pèrede Job Aumdz- son grand Pér e Aubad$ & se femme Rahma ? Pourquoi ils ap-pelíent Nabùchodonozor du nom de Gudarz , la Sœur de Caïn Azron , & celled’Abel Auin. Toutes ces vétilles ne doivent pas entrer dans le fort de la dispu-te: la ressemblance des noms ne prouve rien , lorsque les caractères sont bienspécifiés."" n.

M. d ’Herheîot attribue aux Mahométans un autre anachronisme , qui ne vautpas la peine de faire un article a part. Il les accuse (a) d’avoir fait succéder àEzras , Siméon le juste , ce qui nespas vrai, dit-il, puisque nous aprenons deS. Luc (h ), que ce fut ce Siméon , qui reçut notre Seigneur J. C. entre Jes bras ôcqui le bénit ; ce qui est bien éloigné du tems â’Ezras : mais ce savant hommen'a pas pris garde qu-il y a eu même selon les Juifs, un Siméon , qui étoit sou-verain Pontife á Jérusalem, du tems d’Alexandre le Grand.

. - . §. XXII.

Si Mahomet a nié que J. C. soit mort ?

O N dit encore que Mahomet a nié la mort de N. S. J. C. mais cela n’estpas vrai. J’avoue que les Mahométans d’aujourd’hui sont partagés fur cesujet, comme on le peut voir dans le Livre de Pocok fur \'Histoire des Arabes (c) jmais pour ce qui est de Mahomet , quoi qu’il ait nie que J. C. ait été mis encroix , ou mis a mort par la Nation Juive (d) , il a donné néanmoins assez àentendre qu’il étoit mort. Voyez le Chap. III. où Jésus parle ainsi : que la paixde Dieu soit sur moi au jour de ma mort , comme au jour de ma naissance , & où lePère lui répond en ces termes ; O Jésus , je te ferai mourir ensuite je f élè-verai.

Après cela s’il y a des Mahométans , qui ne soient pas de cet avis, il est évi-dent qu’ils s’éloignent de la Doctrine de leur maître (e). Du reste , ceux quiVoudront savoir les diverses opinions des Orientaux fur ce sujet peuvent con-sulter Maracci (f).

§. XXIII»

Biblìoth. Orient, p. 698. & 7 ^ 7 *

(b) Ch. II. 25.

(c) Specim. Hift. Arabum , p. 179.

(d) Voyez le Chap. IV. de Y Altran.

(e) Dans le Latin il y a ce qui fuit que M. D** n’a pas volu traduire , ennuyé peut-être de retrou-ver le Moine Euthymim. Euthymim t amen fcribit Mohamedem docmffè Chrijtum non ejje crucìfixum , neconortmm. Gabriel Sionita etiam Chrijii mortem negari a Aíohammede fcribit.

(f) f^ ans ta Z- Partie de son Prodrome de YAlcoran , pag 6;-67.

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