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[Volume III.]
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RELIGION MAHOMETANE.

courante des Mahométans: voyez Warnerus (a) Ôc Bottinger (h) , si vous entendesîe Latin, ôc vous y verres d’amples témoignages de ce que je dis.

On demanderoit volontiers ici, d’où eít venue ['accusation du petit Grec (c) >Pourquoi prêter aux Mahométans de nouvelles inepties , comme s’il n’y en avoirpas assez dans leurs idées & dans leurs traditions ? Quel raport y â't-il des dat-tes aune conception ssprodigieuse ? C’est qu’apparemment en comparant lesdeux passages que nous avons allégué , l’un du Chap. III. où il est dit, queMarie avoir toujours dans ion Oratoire des mets, ou des fruits, ou du moinsune nourriture envoyée du ciel ; ôc l’autre du Chap. XIX. ou ['aventure du Pal-mier & des dattes est raportée, comme toute miraculeuse , il en a conclu queces mets du Ch. III. étoient des dattes, qu on pouvoit bien rendre miraculeusespour la conception, comme elles l’alloient bientôt devenir pour ['accouchement,dans le Chap. XIX. C’est ainsi que l’Eíprit humain se joue dans ses illusions.On ne se contente pas de rélever le ridicule de íòn prochain ; on y ajoute en-core le sien propre; ôc de tout cela on fait un compose comique & grotesque,qui ne frape que le vulgaire , au lieu dune peinture naïve ôc parlante des fo-lies humaines , qui attire les yeux des connoisseurs les plus délicats, LL qui estd’aUtant plus durable que la nature ne change point. Voyez M. Sike dans íònEvangile de /’Enfance (d).

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§. XXIV.

Si le Chien ejl unAnimalpur.» parmi les Mahométans ? r

(e) (/^E n est pas assez de rendre les Mahométans odieux dans leurs principesV_» de Théologie ôc de Morale; ce n’est pas assez de les faire tput a faitVoluptueux jusques dans le ciel ; il faut encore les abrutir íùr la terre ôc leur fai-re manger juíqu’aux chiens ôc aux loups, sens excepter aucun animal immonde,hormis le porc.

' Au moins, c'est ainsi que nous les dépeignent divers Auteurs:) » Mahomet»„ dit Enthymius Zigahene (/), n’a de ['horreur que pour le cochon, dont il dé-„ fend de manger. Mais à l’égard des chiens, des loups ôc des autres bêtes„ quelconques, il n’est pas si délicat. Mangés , dit-il à ses Diseiples, de cequi,, Je trouve fur la terre: car toutes choses font ■pures & homes Chalcondyle■ allu-

re la même chose (g) , (h) ôc il ne faut pas douter qu’ils n’ayent été biencopiés.

Mais il n’y a rien de plus faux que cette accusetion. Non seulement le

chien

(a) Comp. Mohamm. de Christo. _

(b) Hifl. Oriental. Lib. I. Cap. z. Remarques ici la puérilité de cette addition, (Jï votts entendis líLd*tin) à quoi le Traducteur auroit dû ajouter, qtte je n’entens pas trop rnoi-mêm .

(0 Barthel. d’Edefe. Voyez Varia Sacra Steph. le Moyne .

(d) In notis , p. i 6 .

(e) Addition aussi élégante qu’énergiqúe du Traducteur.

(.f) Panoplie Chre't. p. 33.

(?) Laonic. Chalcondylas , de Reb. Turc. Lib. III. p* 65.

, (h) Pourquoi ne pas traduire le passage de Chalcondyle ? étoit-il trop difficile? II faut donc qu’un pe-tit Libraire le mette à la portée du savant Ministre. Il ne leur est point permis (aux Mahométans ) de»> manger de la chair de porc : mais ils mangent de tous les animaux destinés à la nourriture (de l’hom-» me.)

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