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aï6 ECLAIRCISSEMENS SUR LA
donc la cette colombe , dont les Mahométans ne font aucune mention, répli-qua sens doute le judicieux Pocock , & puiíqu’il s’agit de les convertir par lemoyen de votre excellent Livre , ne leur difons rien , for le chapitre de leurProphète , qui ne soit avéré parmi eux ,, de peur que si nous venons á mêlerdes fables avec des vérités , ils ne íè moquent des unes aux dépens des au-tres.)
Il n’y a donc nulle apparence , conclut M. Reland, que le conte du pigeonpuisse être réhabilité : car si ce fait avoit quelque fondement dans l’Histoireou même la Tradition , les Auteurs Arabes n’auroient pas manqué de le join-dre, comme miraculeux à tant dautres , qui n’ont pas la moindre ombre devraisemblance , comme par exemple, que la Lune foit descendue du ciel pourle saluer, que les arbres soyent venus lui faire la réverence , que les bêtes mê-mes* lui ay en t fait hommage &c. Pesez bien ces paroles de l’Abbé Maracci ,elles sont tirées de sii Préface for la Vie de Mahomet (a). ,, Si je voulois foire
,, l’Histoire de la vie & des foits de Mahomet , for les mémoires que me pour-„ roient fournir nos Auteurs Chrétiens, je fuis persuadé que je me férois bien„ moquer de moi parmi les Mahométans. Car tout ce qu ils diíènt de cet hom-„ me-là, & ce que nous en rapportons de notre côté, e fl si différent & si con-ay tradictoire, qu’on ne croiroit jamais que ce fut de la même personne. Ainsi„ laissant a part ce qu ont dit les nôtres for ce sujet, & me contentant de l’in-„ diquer en passant, f ai résolu de m’en raporter uniquement aux (h) Disciples„ du personnage. Non que je me sie tout à fait à leur raport, ou à leur sin-„ cerité, par raport au fond de l’Histoire ; mais c’est que s’agiílànt de les at-„ raquer pour les convertir, s’il est possible à la foi Chrétienne, j estime qu’il,, est bien plus aisé de les combattre par leurs propres armes, que par les no-5, tres, & quil est même plus glorieux pour nous de les transpercer de leurs„ propres traits. Ajoutés a cela , que la plupart de nos Auteurs qui en ont,, écrit, ont raporté certaines choses du Personnage, (c) qui les font crever de„ rire, parce qu en effet elles sont aussi ridicules que mal fondées, (d) (Enco-„ re patience s’ils so contentoient de se moquer de nos Auteurs ; mais c’est que)„ malheureusement, ils prennent occasion de ces foits puériles &c inouïs, pour„ s’obstiner dans leur (e) apostasie plus que jamais”. (/) (Après tout, il mesemble quil est plus naturel de laisser a chacun la liberté de foire l’Histoïre de foReligion ôc de ses fondateurs.)
(a) Pag. 9 . ^
(b II y a dans la citation du P. Maracci , aux Mahométans.
S S eXpreffio ? J baíre í eí î P as dans la citation, il y a seulement, qui font rire les MahométansXd) C est ici une addition de M. D**. .
(e) diy a ^ns la citation du P. Maracci superstition. Apostasie , chez les Chrétiens d’auiourd’hui est1 action de celui qui renonce à la croyance des Protestans four fe rendre C. R. & vìce Pour ceuxqui abandonnent le Christianisme, on les appelle des Renégats. J • 1 U1 ceux
(/) Addition platte & inutile.
§. XL.
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V.