10 DISSE RTAT I O N SUR L A
nom aux Images de ces Anges. Enfin lors que ces Arabes íè surent persuadés queìes Images étoíent les tabernacles ou la demeure des Anges, il n’y eut plus qu unpas d faire vers une autre opinion plus étrange. Ce fut de s’irmginer quel’Angeayoit imprimé, ou du moins laiíìé quelque portion de ía vertu dans le taber-nacle • ou que Dieu avoir communiqué une eípéce de vie 6c d’action a cecorps dé)a sanctifié : & par conséquent il fallut un culte a l’image. A tout ce-la íe joignirent les Dieux symboliques, hiéroglyphiques 6cc. Les Arabes, com-me les Egyptiens autrefois , 6c comme les Indiens anciens 6c modernes, ado-raient des Dieux íòus la figure d’un Lion, d’autres íbus celle d’un cheval, d'au-tres fous celle d’un aigle &c. 1 énumération de ces différens symboles 6c hiéro-glyphes me paroit ici tort inutile.
Je devrois peut-être remarquer quelques autres uíâges des Sahéens anciens &modernes dans leurs mariages , leurs divorces, leurs funérailles ; leur maniéréde íè purifier, le choix des viandes 6cç. mais il suffira d’indiquer (a) les sour-ces. Ce que les íâvans en ont dit semble n’avoit été recueilli que pour justifier lesraisons qu a eu Moïíè de prescrire aux Juifs fous l’autorité de Dieu, certaines ob-servances entierement opposées a celles du Sahêisme. C’est ainfi qu’on nous faitremarquer for la foi de Moïse Maimonides , qui étoit un lavant juif, que le co-chon fut défendu aux Juifs parce que les Sahéens en mangeoient en certains jours,(apparemment folemnels pour eux) que tout au contraire des Juifs ils offraient(h) du pain levé avec du miel; qu’ils mangeoient du sang, parce que c’étoit, di-foient ils, la nourriture des Démons, par où ils tâchoient de s’unir étroitementà eux & de íè les rendre entierement familiers ; qu’ils adoraient la face tournéeau Soleil levant, parce qu’ils apelloient cet astre le tabernacle duDieuíuprême,au lieu que chez les Juifs le Saint des Saints étoit tourné à l’Occident ; que lesSahéenç ne mangeoient , ni ne íàcrifioient certains animaux permis aux Juifs,comme par exemple les bœufs, a cauíè qu’on les employé à l’agriculture, lesbrebis, à cauíè qu’elles fournissent la laine dont on s’nabille ; que pour opoíerles Juifs a ces Sahéens , il fut défendu aux premiers de faire des Horoscopes & depénétrer (c) dans l’avenir par l’Astrologie ; que de même il leur fut défendu (d)de íè raíèr la barbe & de íè couper les cheveux à la mode des Sahéens 5 que parles mêmes raifons les incisions que l’on íè fàifoit par forme de deuil pour lesmorts furent défendues aux Juifs, (e) &c de même l’uíâge des caractères, (sousce terme il faut comprendre les Amuîetes , les Talismans 6c toutes les figures Ma-giques) que pour mieux garantir les Juifs de ces superstitions Sahéenes , le législa-teur opoíâ par ordre de Dieu les (J) phylactères à ces Amuîetes : d’où même
11 refoltoit un excellent avantage aux Juifs. C’est que ces phylactères étantchargés de passages pris de la Loi, les Juifs les avoient toujours devant les yeux,& par ce moyen aprenoient a persévérer constamment dans la pratique despréceptes de la Loi. Enfin il étoit ordonné aux Sacrificateurs Juifs de porter
- - qui ad Sabiifmum propenderent &c. Ce même passage décrit fort bien Rattachement superstitieux
des Sahéens à l’Astrologie",
(a) Stanley , avant lui Hottìnger ubi sllp. avant lui encore Maimonides & tout cela presque mot ììmot. C est ainsi que se font les livres, qui legis bac aliter non fit , ,Avite , Liber .
{b) Leviu Ch. II. v. n. Ibid. Ch. VII. v. 12.
(c) Voy. Ibid. Ch. XIX. v. 27.
(d) Ibid. v. 27.
(e) Ibid. v. 28.
(/) Les Tefilms , dont il a été parlé tome prem, des Cerem. Scc.