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[Volume III.]
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RELIGION DES S A BEE N S. n

des calçons dans le tcms qu’ils offroient les sacrifices , par opposition au culteobscène de {a) Peor que íes Prêtres servoient découverts, & peut-être aussi parune opposition plus génerale aux Arabes & autres voisins des Juifs, qui fàiíôientleurs Processions religieuses en état de pure nature.

Mais des íavans révoquent en doute la solidité de ces remarques ; Maimont -des étoit Juif, & par conséquent suspect:. Supose que pour juger de la foi desCatholiques Romains ou des Protestans, on n’eut que leurs adversaires pour ju-ges 8c pour raporteurs du procès ; & que de plus toutes les pièces fussent sus-pectes 8c équivoques , quelques unes faussement datées , d’autres dreíïees pardes gens crédules 8c ignorans ; seroic-on fondé à décider de fa foi des Catho-liques ou des Protestans? C est pour de pareils motifs qu un des pins judicieux(b) Critiques de notre siécle a douté de la fidélité du raport qu'on nous fàit duSabéisme. Ce trait de prudence est digne d’imitation, 8c il seroit bien à souhai-ter que tous ceux qui décrivent les dogmes 8c les sentimens des Sectes ôc desPartis observassent une pareille retenue.

Finissons fur le Sabéisme par ces deux remarques. L’une qu’on attribue auxSabéens d’avoir crû l'éternité du monde ; l’autre d’avoir été Préadamiîes.

(ay C’étoit Priape , nudum , dìfientum & horrendum membrmn oJlendenS.(b) M. le Clerc in Indice Philolog. ad Stanley Philos. Orient.