SUPLEMENT ET ADDITIONS.
four f ain votre volonté l &c. Le Rabin prétend enfin que les Juifs observentexactement les ordres contenus dans certains paslàges de l’ançien Testament, oùíl est dit , que les Juifs ne doivent point avoir en abomination les Egyptiens ; oùDieu déclaré qu il ne prend aucun plaisir à la mort du méchant. Reste á savoir si cesordres font réellement plus d’esset fur le cœur des Juifs, que ceux que Dieu leuravoit donné de détruire les Nations , c’est-à-dire les infidelles; s’il y a autre cho-ie que de la politique & de la dissimulation dans la conduite des Juifs envers lesChrétiens ; si dans leur domestique ils ne font pas des vœux & des imprécationscontre les Chrétiens &c.
Le quatrième Chef d’accuíátion consiste dans les blasphèmes prétendus de îaSynagogue. Le lavant Buxtorfe est le principal accusateur, Lc fonde son accusa-tion sor une prière où l'on dit que les Nations s’abaipnt devant des choses de nul-le valeur , & font leurs prières à des Dieux qui m peuvent les sauver &c. Onprouve que cette prière a été faite du tems d’Efdras , & par conséquent plu-sieurs siécles avant rétablissement du Christianisme : on ajoute, que la Loi nepermet pas même de maudire les Dieux du Paganisme , & on le prouve paxquelques passages , auxquels on assure que les Juifs se conforment aujourd'hui.On dit enfin, que pour éviter de donner prise à la calomnie, les Juifs moder-nes ont soprimé ces paroles de leurs Rituels. Le Rabin prétend qu’un Juif conver-ti au Christianisme fut le premier qui insinua que le passage indiqué regar-doit certaines pratiques établies dans la Religion Chrétienne. On impute en-core aux Juifs de cracher quand on prononce dans la Synagogue le nom deChrist : mais le Rabin prétend avec raison , ce me semble, qu’une injure aussi pu-blique, aussi marquée que lest celle là est impraticable dans l'état où sont lesJuifs aujourd’hui ; environnés de Chrétiens, épiés de tous côtés dans leurs dé-marches.
La cinquième accusation consiste dans la peine qu’on dit qu’ils se donnentpour convertir des Chrétiens au Judaïsme. On montre que rien n’est plus fauxque cette accusation : & il n’est p,s difficile d’en démontrer la fausseté à ceuxqui ont demeuré en Hollande, ou les Juifs vivent dans une tolérance , qui lesmet á peu près de pair avec les Chrétiens , & semble leur donner des moyensde travailler impunément á faire des conversons. Qu’ils reçoivent des Chrétiensau Judaïsme, cela n’est nullement fans exemple: mais il est certain que les Juifsévitent par politique & par crainte de les déterminer á ce changement. Le RabinManajsé raporte ensoite la maniéré de recevoir les Froselytes. „ Quand quel-„ qu’un, de quelque Nation qu’il soit, veut se faire Juif, on ne le reçoit mem-„ bre de la Synagogue qu’après un examen qu’on lui fait sobir , où l’on tâche„ de découvrir si c’est la misere & la pauvreté , où quelque passion, comme„ l’amour, & le dépit &c. qui le portent à la conversion. Après avoir pénétré„ (autant qu’il se peut) dans les motifs, on avertit le Proselyte des peines aux-„ quelles il sera assujetti si après avoir été reçu Juif , il viole les préceptes des,, Loix Mosaïques. On demande encore du Proselyte une assez longue perse-„ verance, avant que d’aUer plus loin &c. ..... Souvent même on refuse la„ circoncision à ce Proselyte, afin que les Chrétiens n’ayent rien à nous repro-„ cher ... & cela va si loin que des Chrétiens obstinés à se faire Juifs ont été„ contraints de se circoncire eux-mêmes.
Le reste de l’Apologie regarde les fraudes dont on accuse les Juifs dans lecommerce. Il est bien certain que ces fraudes vont très loin : mais comme lesJuifs nont aucune Loi qui les ordonne, ni aucun endroit des SS. Ecr. pour ga-
• (d) 2. ranc