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C’est dans cet esprit que Pierre de Elois (si) montrepar l’exemple de Saiil, d’Ochosias, d’Alexandre, &deCrésus, qu’on ne doit point donner de créance aux pa-roles des Astrologues & des Devins , & que les Chré-tiens, bien loin de vouloir fçavoir. les choses à venir, doi-vent s’en reposer humblement sur la providence de Dieu ,qui réglé toutes choses avec douceur, qui ne prend con-
do ab istis vera dicuntur , instinctu quodam occultissimo dici,quem nescientes human* mentes patiuntur , quod cum ad deci-piendos homines fit , Spirifuum íèductorum operatio est ; quibusquaedam vera temporalibus rébus noíìè permittitur , partim quiasubtilioris sensus acumine , partim quia corporibus subtilioribusvigent, partim experientia callidiore propter tam magnam longi-tudinem vit*, partim à íànctis Angelis quod ipsi ab omnipotenteDeo discunt etiam juísu sibi revelantibus, qui mérita humana oc-cultissim* justiti* sinceritate distribuit. Aliquando autem iisdem ne-fandi spiritus etiam qu* ipst facturi sunt, velut divinando pr*di-cunt. Quapropter bono Christiano five Mathematici, sive quilibetimpie divinantium, maxime dicentes vera cavendi sunt, ne con-íòrtio daemoniorum animam deceptam pacto quodam societatis ir-retiant.
(<*) Epist. 6p. Sitigitur sententia Christiani, nihil de futuris in-quìrere, sed illius dispofitioni humiliter obedire, qui diíponit om-nia suaviter , cujus coníïliarius nemo fuit. Non possumus ei dicerecur ita facis?
S T I T I O N S.
seil de personne, & à qui nous ne pouvons dire : Pour-quoi en usez vous de la forte ?
Le Pere Crespet (b) rapporte quantité d’autres exem-ples de ceux qui ont été trompez par les Devins & lesAstrologues.
Quelle confiance peut-on avoir aprés tout cela I cesimposteurs, qui font profession de deviner lès choses fe-crettes & éloignées de la connoissance ordinaire des hom-mes , & de découvrir les thresors cachez, les larcins &les voleurs? La Loi de Dieu les condamne positivement,ils font proscrits par les Loix Civiles, les Canonsdel’JE-glise les excommunient, les saints Peres n’ont poureux que du mépris, de l’indignation & de Fhorreur.On ne les doit point croire, quoiqu’ils disent la vérité,parce que c’est le Démon avec lequel nous ne devonsavoir aucune société , qui parle par leurs bouches. Sepeut-il rien imaginer de plus puissant que ces considéra-tions pour nous éloigner d’eux, pour nous empêcher deles consulter & de leur ajouter foi ?
(£) Liv. L. de la Haine de Sathan contre l’homme, vise, ir.
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