79
DES SUPE
sonne asseure que cette superstition est sort en usage danstout son pays :
Frotter les verrues à un gènest & le lier le plus jbas ^ e(t E^e tous un lit j où enquel-
de terre que l'on pourra, asm de les faire tomber. I.e nés to mauon ■ ^ empêcher que ceux qui
même remede sert pour faire tomber les cors des pieds» qu arnre en ’ , mu \es aux talons en hy ver ;
Frotter les verrues avec de la bourre que l'on aura trou- y demeurent n . y ^ v ^ . ..rîi-4 »
vée fortuitement dans un chemin, puis 1a jetter, & ce-
I I
R. S T I T I O N S.
appellée le trefoir , ou le tison de Noël) Sc qùe l'on con-tinue d’y mettre quelque temps tous les jours jusqu’auxRois, peut garentir d'incendie ou de tonnerre toute Tan-née la maison ou elle est gardée sous un lit, où enquel-' • » " -*-'„1_
.*wwuít,iR ticiio un L.HC111HI3 puis 13 jcrccr ) óc cc**
lui qui la ramassera, aura les verrues. Prendre autant depois qu'on a de verrues , les enveloper dans un linge,
& jetter ce linge dans Un chemin. Celui qui le ramas-sera , aura les verrues, Sc celui qui les avoir aupara-vant ne les aura plus. Se froter les dens , quand ellesFont mal, d’une dent de mort & croire qu’on en guéri-ra. Garder des morceaux de pain béni dés trois Messes deNoël & en prendre pour remede contre diverses mala-dies. Prendre deux brins de senesson, en faire une petitecouronne la racine en haut, & la pendre au col âvec unbrin de fil, pour guérir desecrouelles. Couper uneporn-me ou un morceau de bœuf en deux, en appliquer lesdeux morceaux fur les verrues , puis les lier ensemble8 c les jetter ensuite» A mesure qu’ils se pourriront lesverrues diminueront. On attribué' le même effet auxFeuïlles de figuier, aux cœurs de pigeon, & auxgrâinsde sel. Faire durcir un œuf au feu, & le mettre dansune fourmilliere, afin de guérir la J. Ballier une cham-bre .... fois à rebours pour chasser les maux de .... &de .... Cueillir Certaines herbes entre la veille de la S.Jean & la veille de la S. Pierre, & les garder dans unebouteille pour guérir certaines maladies. Faire passer parun écheveau dè fil les personnes qui fout malades de lacolique, Sc celles qui ont des descentes de boyaux, &c.Frotter le front des enfans avec de la boue pour empe-scherqu’ils ne soient malades de .... Attacher des testesde clous aux portes des maisons, afin que les gens & lesbetes qui les habitent, soient préservez de charme & de■maléfice (a). Froter le front des enfans avec de laboue , pour empêcher qu’ils ne soient malades de .. • •S’imaginer , comme font quantité d’idiots & d'idio-tes , que la toile faite de fil qui n’a point été filéle Samedi aprés midy , est capable de ressusciter lestnfans morts-nez qu’on y enveloppe. Se mettre dans Tùndes plats d’une balance, & mettre son pesant de seigledans 1 autre , pour être guéri du mal caduc ; & clouerclou dans une muraille pour être guéri du mal de
«ents. Ce font deux superstitions, dont Denys le Char-treux parle (b) :
(c) La premiere fois qu’on entend le coucou, cerner•la terre qui est fous le pied droit de celui qui T en tend,& la répandre dans les maisons afin d’en chasser les puces.Faire sécher à la cheminée neuf sortes de bois , ou cer-taines herbes, afin que la fièvre & quelques autres mauxdiminuent à mesure que les neuf sortes de bois, & lès
_j;_;__ s~* -.**•
y demeurent naycui muiw ----- — vvi ,qu’elle peut guérir les bestiaux de quantité de maladies ;qu’elle peut délivrer les vaches prestes a veler, en en fai-sant tremper un morceau dans leur breuvage , enfin qu el-le peut préserver les bleds de la rouille en jettant de facendre dans les champs. Se lier à certains arbres avëcunecorde ou avec quelqu’autre lien, de bois ou de paille,
Sc demeurer quelque tems en cet état, pour être gùerides fièvres. Quelques-uns disent qu’il saut fàire celade grand matin & étant à jeun, laisser pourir le lien au-tour de T arbre, & mordre T écorce de T arbre avant quôde se retirer. Traîner un brin de fil dans du saint Chrê-me , ou cacher une image de terre sous un Autel, pourêtre guéri de certaines incommoditez. Saigner du nezfur certaine quantité de festus disposez d’une certainemaniéré , afin d'étancher le sang qui coule du nez enabandance. Courir çà & là dans une Eglise pour guérirk pleurésie. Le Concile Provincial de Touloufe en1590. (e) condamne cette pratique :
Faire changer les chevaux de Paroisse , ou commeTon dit en certains lieux , les faire changer de dimage ,lorsqu’ils sonr malades des trenchées ou des avives, pourles en faire guérir, dans la pensée qu’ils n’en gueriroientpoint fans cela. Porter une perruque, faite des cheveuxd’un pendu, 8 c trempée dans le sang d’une Pupu , afinde se rendre invisible. Couper l’ourelet du suaire d’unmort, le passer sous les reins, & en ceindre ceux quiont la colique, ou quelque descente de boyaux. (/) Traireune vache trois matins tout de fuite, fans laver ses mains& avant le Soleil levé ; puis jetter le lait fur les .....
des bestiaux, ou lé mettre fous le ..... de leur étable »
ou le verser sur une ....... pour les préserver de mal»
Remettre les os disloquez avec de l'ozier franc , lié d’u-ne certaine maniéré. Guérir les verrues que Ton a auxmains, ou en regardant le croissant, ou en mettant dansun papier autant de petites pierres qu’on a de verrues,& en jettant ce papier dans un chemin, ou enfin en pre-nant de la boue derrière soi & en les en frottant. Il y
•en'a qui les frottent avec ùn morceau de.qu’ils
enterrent ensuite dans iln. lieu secret, Sc à mesure quece morceau de ...... se pourit , les vernies s’en vont.
Frotter les loupes à T habit d’un Bourreau peu de temsaprés qu’il a fait quelque exécution, afin de les dissiper.
Manger la premiere pasquérette que Ton trouve ,ou se frotter au premier houx que Ton rencontre ,
pour guérir la fiévte.Poi'ter dans fa bource
la tête d’une Pupu , afin de ri’êtré point trompé par
herbes diminueront. CuVlìk un'cermin K T ! a tëte àe Pupu , ahn de n etre point
Soleil levé & en frotter les pieds des vaS dTche" f C ° Up ( ^
-- ' - • - s ' des che - Guérir un malade de 1 a ....» en .mettant bouillir
dans Teau qu’on lui donne à boire une pincée d’aiguil-
-- 1-—— » j Ut?
vres, des tfuyes, des cavales, Lee. afin qu’elles ayentbeaucoup» Ap l,;<- Cacher sous T écorce d’un tremble
tucoup de lait. _ ,
avant le Soleil levé du poil d’un homme où d’une bestexpù aura été blessée , & faire là même chose pendantquelques jours, afin de faire tomber ou mourir les versqui fe feront accueillis à fa playe. (d). Faire boire lesbestiaux au retour de la Messe de minuit , avant que derentrer au logis & avant que de parler à personne , pour
1 .. r q . ' u— K""- 1 u penonne , pour femme. La même chose peut servir áux bœufss pr eiverde ceitains maux. Enterrer un bœuf, une chevaux, afin qu’ils ne soient jamais malades (sovacne, un bouc, une chevre, un porc. unetmvp .... ^ o- ì. ^ ■ »-. « *, . . <- -
-— -- j-uwiici un DŒui, une
vache, un bouc, une chevre, un porc, unetruye, uucheval, une cavale, un mouton, ou une brebis morte,dans l’estable même où elle est morte , ou bien pendrefa .... à k cheminée , pour empefeher que les autres nemeurent. Croire qu'une bûche que Ton commence àmettre au feu k veille de Noël (ce qui fait qu’elle est
(a) Mizauld cent. 4. N. 66. Le cent. 7. N. 41.
. (i) Lib. contra vitia Superstit. art. 9. Ad Superstitionem per-tinet ponderatio homistis ad sequalitatem. siliginis contra morbum
caducum. creduìitas quod contra dolorena dentium valeat clavusinfixus pirìeti. ^
(c) Mizauld cent. 4. n. 71.
(d) Mizauld cent. 8. 11. 91.
» _ --tuguiir
les que Ton aura prise au hazard & sans compter chezun Marchand.
Jetter fur une Aubefpine le lait qui fe caille trop tôt,afin qu’il soit plus long-temps à fe cailler. Faire por-ter fur foy à un mari un morceau de corne de cerf,afin qu’il soit toâjours en bonne intelligence avec fafemme. La même chose peut servir áux bœufs & aùx
vvau-s., ami qu n» uc iviiciu jamais maiaues W
Passer entre la Croix & k Bannière de fa Paroisse,lorsqu’on fait la Procession à la grand’ Messe les Diman-ches, afin de n’avoir point k fièvre ... - toute Tannée»
Faire faire les fers des chevaux des épées, avec les-
quel-
(e) Part. 4 . c. 71 . st- 6 . Qu* vaila ilQiinuliórum mentes irtva-fit íùperstitio , ad temerè conceptam imaginaiix pleuritidis opinionem à nostris ho'minibus adhibetut, pér Ecclefiam citcumcuríàtio, eáque omnia quse ■anili superstitiònë homìríum mentes detinere consueverunt, ab unoquoque Episcopo in sua Dioecesi diligenti inquilitione cognita, toïïantur Sc arceantur. •
(f) Mizauld cent. 1. ».
( S ) Mizauld. ibid.
(/>) Mizauld, ibid.
Y a