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Superstitions anciennes et modernes, préjugés vulgaires qui ont induit les peuples à des usages & à des pratiques contraires à la religion / [Pierre Lebrun]
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DES SUPER StíTÍ ON s.

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d’être préservé du mal de tête toute Tannée suivante.Martin de Arles i Archidiacre de Pampelonne condam-ne cette pratique superstitieuse dans son Traité des Sa-

perfiitkns-.

Couper une paille avec une besaiguë pour guérirl’enflure des mains & des doigts.

Attacher un cheval pendant trois heures à une cer-taine racine d’arbre s ou à une branche qui n’àura jamaisporté de fruit, afin de le guérir d'une certaine maladie.

Mettre le cœur d'un crapaut fur la mamelle gauched’une femme pendant qu’elle dort, afin de lui faire di-re tout ce qu’elle a de secret Ça).

setter neuf grains d’orge , &c. dans une fiole deverve pleine d’eau claire pour guérir ún ». de la >

Empêcher qu un Sorcier ne forte du logis où il est,en mettant des balais à la porte de ce logis.

Prendre une branche de prunier & rattacher à la che-minée , afin qu’ elle sèche pour guérir du mal de gorge.

Faire mordre un malade dans un coudre avant le So-leil levé pour être guéri des .... ou bien fendre uncoudre & faire passer le malade par la fente»

Dérober une oreille de charuë , la mettre fous le seuil

tous contre la vérité & abusifs, par la raison qu’en rendAndré du Breuil, lorsqu’en parlant de certaines femmesqu’il nomme eshontees & impudentes menterejfes , ildit Çb) , „ Qii’elles se vantent de relever la poitrine„ contre toute vérité. Car la cartilage scutiformé,, (ajoûte-t-il) semblable à une petite pomme de gre-,j nade que le vulgaire appelle , Poitrine ou fourchette *

„ est bien attaché à Vos du Stermn , &n’a garde de tom-,, ber. Et parce qu’il est situé droit sur Torifice de„ Vestornach j ou ventricule , qu’on appelle abusive-„ ment le cœur , quand il advient un vomissement„ excité de quelque autre cause , ces femmes abusent„ le peuple , persuadant & faisant entendre j que c’est,, la poitrine qui est chute , & par ce moyen promet-,, tent faire merveilles» Et cependant comme vrayes„ horamicides meinent plusieurs à la mort qui étoiené„ faciles de guérir au commencement , lesquels, pour,, s’être amusés & crû à telles solfies, fe laissent fur-„ prendre & augmenter la maladie , en telle forts,, qu’elle suppedite & surmonte nature , & par confe-.. quent est tendue incurable»

Avant que d'enfourner le premier pain au four , fai-

de la porte d’une bergerie , & faire passer les brebis par re un signe de croix dessus , prendre ensuite une poi-dessus pour les guérir d’une maladie appellée Bcequcreau , gnée de la pâte du milietì^de ce premier pain , enjaire

qui est une .... dont elles meurent assez souvent» ' ' .

Croire que les chevaux & les moutons seront gué-ris , si on les fait changer de Paroisse.

Quand un cheval est deferré mettre pied à terre , &umer T étrier à T envers, pour empêcher que la corne

tournerne s'use.Mettre

deux

pattes de .... l’únc au-dessus de laporte d’une bergerie & Vautre au-dessous , pour guérirles moutons de la clavelée.

Dérober un chou dans un jardin voisin, & le mettreseicher à la cremilliére, pour guérir la fièvre ....

Pendre au coû d’un malade un os de trépassé, que l’onaura pris dâns un cimetière, pour guérir le même mal.

Se frotter les mains au manteau d’ust cocu pourguérir les verrues des mains.

Faire ce qu’on appelle des crepes ou bignets » avecdes œufs, de Veau , & de la farine , pendant la Messede la fête de la Pùreficatiori , en force qu’on en ait defaites après la Messe , afin de ne point tnanquej - d*ar-gent toute Vannée.

Trouver inopinément urte petite grenouille verte,appellée en certain pais , rkkt ou graijjet , ne la pointnommer & Vatacher au coû d’un febricitant , pour leguérir. Si cet animal meurt bientôt, c’est signe quele malade fera bientôt guéri ; mais s’il est long-tempsfans mourir , c’est signe que le malade languira long-temps, Sc même qu’il fera en danger de mourir.

Passer par le feu de la S. Jean , pour être guéri du.feu volage.

Mettre des feuilles de ble en croix pour être guéri

de la ....

Demander trois aumônes à Vhonneur de S. Laurentpour être guéri du mal de dents.

Donner un fou Sc urt morceau de Vhabit d’un maladeà un Médecin, afin que le malade guérisse»

Attacher au coû des brebis de trois ou de neuf sortes

, - r •

un petiç pain à part , le faire cuire dans le même four*

& quand il est cuit le donner , Ah nom dé Dieu & déMr. S. Alouri , au premier pauvre qui fe rencontre,c’est, (dit-on) un remede infaillible pour guérir les en-fans qui font en chartre. Mais je n’en crois rien.

Fâire passer un enfant malade du mal, qu’on appellede S. Gilles , dans la chemise de son pere Lc porter en-suite cette chemise sur un autel de S» Gilles afin queVenfant guérisse» '

Guérir les énfans qui font en chartre ou en langueuren allant à l’autel des onze mille vierges , & eri mettantde l’huile dans la lampe qui brûle devant le Saint Sa-crement. Si la lampe ne jette pas une lumière bienclaire , c’est signe que Venfant mourra > si au contraireelle en jette une qui soit bien claire , c’est une marquequ’st guérira.

Guérir les fievres en assistant ufi seul jour de Diman-che à trois Eaux benites en trois differentes Paroisses.

Prendre les ourlets des linceuls dans lesquels on auraenseveli Un mort, & les porter au coû ou aux bras ,pour guérir des fievres. II faut que ces ourlets ayentété déchirés & non Coupés.

Mettre une croix de bois fur un morceau de blépour empêcher les chats d’y faire leurs ordures.

Guérir un cheval, où un autre animal boiteux , enlui faisans lever le pié tous les matins pendant neuf joursde fuite , & en donnánt deux fols a celui qui lui a le-vé le pié pour faire son offrande. Boire à jeun del’eau benite de la veille de Pâques ou de Pentecôte,pour être guéri des fievres.

Guérir les fievres en partant de bon matin pour allerest voyage à une Eglise dediée à Dieu sous Invoca-tion de S. Pierre * fans se laver les mains, fans parler àpersonne , sans boire ni manger, & fans prier Dieuqu’on ne soit arrivé à VEglise»

Faire passer les moutons, les brebis & les anneaux

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de bois, pour faire tomber les vers qu’elles Ont quelquefois, pas un cercle, afin de les préserver de la .

Mettre du pain béni de 1a Messe de Minuit, ou des Cerner le gazon qui est sous le pié d’un cheval ma-

- . , • 1 V J- 1» » * /**• — - • - -

miettes du pain béni de lâ Messe Paroissiale d’un Diman-che , dans le breuvage des bestiaux , pour les guérir,ou pour les delivrer du mil. ». »

Tremper cinq feuilles de buis le joue des Rameauxdans le breuvage des vaches pour les purger.

Prendre un morceau du Cierge béni le Samedi saintpour empêcher qu’on né charme les armes à feu.

Relever l’estomach où en baaillant ou en appliquantun foc de chârue trempe sur Uné certaine partie dilcorps. Ce dernier remede guérit aussi du mal de gor-ge. H y en a plusieurs autres de même nature que lesdeux premiers pour relever Vestornach ; mais ils font

(«1 Miziuld. centvK. a, n. 6t.

lade, afin de le guérir.

Prendre pour la fieVre quarte de l’hcrbé appelléebouillon blanc , après l’âvoir cherchée en disant son cha-pelet & fans saluer qui que ce soit , ni parler à person-ne. E'ayant trouvée , le malade la doit arracher avecsa racine , & la jetter au vent ; puis la fièvre quartecesse aussitôt.

Souffler trois fois à jeun pendant neuf matins de fui-te dans la bouche des enfans qui y .ont du chancre , &dire certaines paroles pour les en guérir.

Faire passer un febricitant par la fente d’un arbre,afin de le delivrer de la fièvre....

Pren-

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