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D E S P R A T I QU E S S U P E R S 1 ^ix.I Auteur de cette belle
, Sïl est vrai qu’Antioche n’ait plus ki incommodée donna peu de jours aprèsle - J»*
far le, confins, après cette procession tahsmaniqùe. cela !•» S , ^ a iédm que tous les Mathématiciensn’a pu arriver que par le pouvoir de quelqu une de ces 4 ^ pas profession de la Foi Catholique
Intelligence, . qui éprirent » Apollonius la mort de qu ne le o P ^ ^ ^ écrits eoouuea en p£
(■Empereur Domitien, lorsqu’étant à Ephese & parlant qm«° Eví q„es, seroient cl,alfa de Rome Sedett».
au Peuple, il cria tout d’un coup, Frape « t les villes de l’Empire (e). / .(.,<. Mâi
dit ensuite plus nettement que Domitien venoit d etie Evêque qui 6 t proscrire les pietetìdu
assassiné h Lme . ce qu! ft trouva véritable : comme *; fe'pa, afa heureux pour «u en-
ï>ionl’a{sureau Livre 67 . pag. 7 68 ’ , . v<r . r _ nérement les Lunercaîes , autre ceremome superst
Les autres préservatifs des Villes, s’établiíToient sens «ere oss- anciennement comme uu préservant
doute aussi avec des superstitions évidentes. Lo sque ^ & la sténllte des femmes , & qu on
Grégoire de Tours parle des préservatifs qu on tiotm ^ ^ suite deV oir procurer ! abondance d s les
à Paris contre les rats, les loirs, & les incendies , il fut bannir 1a peste & les autres malheurs publics*
assez entendre (a) que la Ville avoir ctcconsacieepour ^ p origine des Lupercales dans le Com-
ce sujet ; & que les^rats & les loirs d airain qu o mentaire fur les anciens Calendriers (/)• 11 Jusst de due
V. Jt nettoyl* ï rivière, néroient que de, signe, de «« î, Lévrier de,
cette consécration superstitieuse. e q v avoit vrant seulement avec quelques mor ^- t
Je ne fais si au tems de Grégoire de Tours 1 y avo t vran ^ r ob!ige de cacher, couraient pat la
des personnes qui regrettoient le déplacement & la perte vre ^ | çs foux , & fhpoient avec des peaux dede ces petites figures estairain, comme il y en a eu dans ventre des femmes grosses qu ils renco -
notre Lie. Cela est assez possible, car on a vu autre- ^^^ 1 ^ 1* * préserver les troupeaux defois des Savans s’imagmer qu’on pouvoit non feulera is QU de àévres contre les loups, & procurer 1
Préserver les Villes contre les animaux & les incendies, _ , aux semmes . Quoique le Paganisme sut aboli à
niais que par les secrets des Enchanteurs, qui se don- quatrième siécle, cette impertinente ceremo-
noient le titre de Mathématiciens, on pouvoit empecher Rome * , k fin du cinquième. Le ^ P e Gekse la
ssu’une Ville ne sût prise ou assiégée. On saison 1 ho- J plusieurs personnes distinguos en murmure-
roscope des Villes comme des hommes. Hephsstion, & * un sénateur nommé Andromaque, qui etoit
Vettius, Valens, & quelques autres firent celle de Con- « » chrétien , suivant la remarque de Baronius 4
stantinople, presque ausstot qu’elle eut ete bâtie & de- P ^ } iard j e ss e de faire un Traite en saveui des L -
diée par Constantin ; & l’on prétendoit savoir ce qui (£> . mais t \ f ut réfuté comme ìlle mentoit , pat
devoit arriver à la Ville , & les moyens d en preverur percale , ^tribué au Pape Gelase meme, & un-ies malheurs. Lorsque Rome fut affiegee par Alaric Roi un autre g tom£ deS Conciles sous ce titre : (h)
des Goths sor 1a fin de l’annee 408 . pour la premiere prime au 1 a dver(hs Andromâchum Sénat or em cate-fois, des Enchanteurs Toscans, se disans Mathémati- GeUjm p • /Apercalia ficttndìtm moremciens, convinrent avec Pompeïanus, Préfet de Rome, rofque om Le Sénateur avoir prétendu
que par les secrets des Arujpices ils mettroient les Goths d es fruits, & plusieurs autres malheurs e
en fuite. Si l’on en croît Zozime, (sc) Historien Payen, st" venoient de k sopreffion des Lupercales. Le ^ a-non feulement le Préfet & les Sénateurs Romains per- ^ ' , T - Q- ue les Lu P ercales u’avoient pas été eta-
ïnirent aux '.prétendus Mathématiciens leurs enchante- P originairement pour l’abondance des fruits de la
mens, mais ils le firent du consentement meme du ape oour j a santé des habitans, mais pour 1 a fecon-
Innocent premier ; & si les Toscans n’acheverent pas err , rÌL mes> z< Qu’il étoit faux que les Lupercales
leurs cérémonies, ce fut parcequ’íls voulurent faire ie- 1 e rapport avec l’abondance ou la disette,
nouveller les anciens Sacrifices qu’on fiai soit autrefois au eu en q 4 mes d es animaux. Si vous attri-
Capitole & à la Porte de k Ville, & que le Peuple ou a P e .,.v / disoit-il, (t) au retranchement des Lu-Romain n’y voulant pas affister, aima mieux qu’on fe huez la 1 e , 'r-on une si grande abondance dedélivrât d’Alaric en lui donnant de grosses sommes. percales , pourq ob p Qn n > a j ama is célébré les
Zozime impose fans doute au saint Pape Innocent pre- toutes choies z 'us que ces cérémonies ne
Plier. Orose (c) & Sozomene (d) qui ont parlé de ce Lupercales f I re dg ^ Rome: nuW
sait, font assez entendre que le saint Pape étoit incapable doivent a ^ oir sont-ils arrivez ì Rome meme,
d’une semblable illusion. Et après les observations de La- combien Lupercaìes ? Ne les y cele -
ronius sor ce point, Godefroy dans son troisième tome avant e r i or s aue Rome sot prise p ar ' es Gaulois,sor le Code de Théodose, prouve fort bien que le saint broit on p » ^ d esolée durant la guerre civile
sape au contraire fe joignant à la Légation du Sénat de & de Ricimer M-
Rome vers l’Empereur qui étoit ì Ravenne, expose a Le
soonorius st horreur qu’on devoit avoir de recourir a e
íècat mediam , teftuàines item 8c equos (fetocie n tO^ \ ammirabìlia operatus eft Byzantio , dewvde diseed > ^ nt ioche-
urbibus Tefesmata contecit.Rogatus veto a avjbusMi ^
nis uti Teleíma adveríùs culìces, utbem suam mteltOT œ '.: - ^j eCeret ; voÙS eornm annuit. Telesmate itaque, ìplo N°v' »tnensis lunii, confetto ; utì measis ejusdem die 7 yss aeltî ®„, . „ 11, u
Rien, Grastense dictum, menseque Junio agitan soittum, c « * . ,
r «u r , ad hune modurn dà soWtatisGïastenfis dte , man “Jsc’ solù« nnusquisque civium plumbeam imagunculam solldam ; î ! ^st muvultus referentem calamo afhxam gestaret ; hine veto seufflm a mncalamo demiffum ' pelli russeae alligatum ìUmc gladiolum,_ filo li-neo similiter annexum haberet : ad hune autein /?° d ^ j ^ rU pc .
°mnes, inter equi t anium inclamarent ; vacet Vrbs cui,c ‘™ : ^
'E verò célébré domì apud se imagunculam reponeret un--ssussque. Hoc faftum eft ; nec deinceps Aûuocbue culex apparuUn quam.
, se) Aiebant enim hanc urbem quasi consecratam fa *® a u
lS >. ut non ibi incestdìum prxvalcret, non serpens, non g exuoerai., -
î M «iffet. Nuper autem cùm cuniculus pontis emundarecur Le c® cop t ? c ;
nUia de quo repSi fuCTat , auforeW, serpentem, ghremque cùr
{b) uhj h ' rv b 407- w *»: a,use) L. r. cse) L. -
i;->.
eh,
(e) Gette Loi mérite bien d’êtré rapportée ici en propres ter-mes. ■
Împp. Honor. et Theod. AA,
Cjeciliano PP.
Mathematicos 1 , nisiparatisint, codidbuserrorisproprii íùb oeú-lis Episcopovum incendio concrecnatis, Cirholic* Reiigíenís cul-tuí fidem tradere, nunquam ad errorem pra;teritum redituri, stônsolum Urbe Româ , íed etiam omnibus civitatibus pelii decernì-must Quòd si hoc non fecerìnt, & contra clementiae nostra salu-bre constitutum in civitatibus fuerint depreheníì, vd sécréta erro-ris fui 8c professionis insinuaverint, deportationis pœmm cxcipìant.Da t. VIII. Cal. Feb. Rav. Honor. VIII. 8c Theod. Iil , AA.Coss. U Cod. Théo do f. tìt. 16. de Maleficiis &Mathemmkis. I. ,r.(/) Concordance des tems, première Partie.
( v) An. 406. n. 20.
(h) Col. 1234.
(i) Si pro fterilitate jactatis, ctir Hune Orìens Omnium retumcopiis exuberat, Sc abundat ; qui nec celebravit unquam Luperca-lia nec célébrât? Col. 1238.
{k) Numquid cùm hsec celebrarentur, à Gallis Roma non captaest; 8c fepenumero ad íxtrema quieque pervenit p Numquid Bel-Us civilibus sub hac celebritate non concìdit ? Numquid Luperca-lia deerant quando urbem Alaricus evertit? Êt fluper cùm Anthe-mn & Rtcìmeris civil! furore subversa est. Ubi sunt Lupercalìa?
Cur istís minimè profileront? ibìd.
Yy